(New York) La Bourse de New York a repris sa course aux records lundi alors que les investisseurs se préparent à la signature de l’accord commercial partiel entre Washington et Pékin, et à entrer dans le vif de la saison des résultats.

Agence France-Presse

Son indice vedette, le Dow Jones, s’est apprécié de 0,29 % pour finir à 28 907,05 points.  

Le NASDAQ (+1,04 % à 9273,93 points) et l’indice élargi S&P 500 (+0,7 % à 3288,13 points) ont de leur côté grimpé à des sommets inédits. À forte coloration technologique, le NASDAQ a notamment été porté par le bond de près de 10 % de l’action du constructeur de véhicules électriques Tesla.

La Bourse de Toronto a grimpé à des niveaux records, lundi, malgré les déclins des secteurs de l’énergie et des matériaux.

L’indice composé S&P/TSX a avancé de 58,93 points pour terminer la séance à 17 293,24 points, après avoir atteint le sommet historique de 17 301,76 points.

Sept des onze secteurs du parquet torontois ont avancé, notamment ceux de la santé, de l’industrie et des technologies de l’information, avec des gains respectifs de 5,63 %, 1,30 % et 1,25 %. Les groupes des matériaux et de l’énergie ont rendu 1,03 % et 0,83 % respectivement.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 76,64 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 76,62 cents US de vendredi.

« Le marché est entré dans cette nouvelle semaine avec un certain enthousiasme à l’idée de voir enfin signé l’accord de “phase 1” entre les États-Unis et la Chine », observe Art Hogan de National Holdings.  

Si le calendrier est bien respecté, des représentants des deux premières puissances économiques mondiales doivent ratifier mercredi la première étape d’un accord commercial à Washington. Le texte du compromis auquel sont parvenues les deux premières puissances économiques mondiales sera alors dévoilé dans son intégralité. Des discussions sur la « phase 2 » de cet accord doivent ensuite débuter.

Les informations de presse selon lesquelles les États-Unis allaient retirer lundi la Chine de la liste des pays qu’ils considèrent comme manipulant leur monnaie ont quant à elles été bien reçues, cette décision étant perçue comme un geste de bonne volonté de la part de l’administration américaine.

Les investisseurs se préparent par ailleurs à décortiquer les chiffres trimestriels des grandes entreprises cotées à Wall Street, avec notamment mardi les grandes banques JPMorgan Chase (+0,82 %), Citigroup (+1,75 %) et Wells Fargo (-0,74 %).  

De façon générale, « les volumes d’échanges sont restés modérés », souligne Art Hogan, selon qui les investisseurs hésitent, en l’absence de nouvelles majeures, à s’engager franchement dans la mesure où les indices sont déjà à des niveaux records.  

Valeur phare du jour, Tesla a dépassé pour la première fois la barre des 500 dollars l’action en bondissant de 9,77 % à 524,96 dollars, après notamment le relèvement par un analyste d’Oppenheimer de son estimation du prix de l’action.

PHOTO KENZO TRIBOUILLARD, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

La valeur boursière du groupe d’Elon Musk atteint désormais 95 milliards de dollars, soit plus que les valeurs des constructeurs historiques aux États-Unis, General Motors (50 milliards) et Ford (37 milliards) réunies.

Boeing s’est apprécié de 0,09 % alors que son nouveau patron, David Calhoun, prenait officiellement lundi ses fonctions de directeur général. Il a promis une nouvelle ère d’humilité et de transparence chez l’avionneur, qui traverse la plus grave crise de ses 103 ans d’histoire à cause des déboires du 737 MAX.

Les fournisseurs des secteurs aéronautique et de la défense Woodward (+4,82 %) et Hexcel (+9,59 %) ont profité de l’annonce de leur fusion en un groupe pesant 5 milliards de dollars de chiffre d’affaires et employant 16 000 personnes.

Sur le marché obligataire, le taux sur la dette à 10 ans des États-Unis montait à 1,841 %, contre 1,820 % vendredi à la clôture.

– Avec La Presse canadienne