(Londres) Les cours du pétrole chutaient mercredi à la suite des propos du président américain Donald Trump qui a joué la carte de l’apaisement et éloigné aux yeux des marchés le risque d’escalade au Moyen-Orient.

Agence France-Presse

Vers 17 h 25 GMT (18 h 25 à Paris), le baril américain de WTI pour livraison en février perdait 4,05 %,  à 60,13 dollars, et le baril de Brent pour mars valait 65,87 dollars à Londres, en baisse de 3,52 % par rapport à la clôture de mardi soir.

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Une saisie d'écran d'une vidéo fournie par le gouvernement iranien, censée montrer le lancement d'un des 22 missiles lancés par la république islamique contre des positions américaines mardi soir.

À leur point le plus bas à midi heure du Québec, les prix des barils de WTI et de Brent sont respectivement descendus à 59,70 dollars et 65,45 dollars, soit une chute de plus de 4 % comparé à la veille.

S’il a annoncé l’imposition immédiate de nouvelles sanctions économiques contre l’Iran, Donald Trump n’a pas évoqué de réponse militaire, éloignant, pour l’heure, le spectre d’une escalade régionale, voire d’une guerre ouverte entre Washington et Téhéran.

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Un pétrolier à l'ancre dans le Golfe Persique le 21 décembre dernier.

«Un ouf ! de soulagement»

Le président américain « a apaisé les craintes de représailles à l’attaque iranienne cette nuit », permettant aux marchés de « pousser un ouf ! de soulagement », a estimé Josh Mahony, analyste chez IG.

Les cours du pétrole ont perdu autour de 6 dollars sur la journée comparé aux plus hauts atteints à 20 h, juste après les tirs de missiles iraniens contre deux bases irakiennes abritant des soldats américains, en représailles à l’assassinat par Washington du général iranien Qassem Soleimani vendredi dernier.

Peu après la diffusion de cette information, le Brent et le WTI avaient bondi de plus de 4,5 % pour respectivement atteindre des records depuis mi-septembre et fin avril, à 71,75 dollars et 65,65 dollars le baril.

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Des dizaines de milliers d'Iraniens se massaient autour de la dépouille du général Qasem Soleimani, chef des gardiens de la révolution, le 7 janvier. Son exécution par une frappe de drones a

Avant que Donad Trump ne s’exprime, la hausse surprise des stocks américains, publiée par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA) à 11 h 30, avait déjà « contribué à effacer les gains récents » de l’or noir, a ajouté M. Mahony.

Les stocks de pétrole brut ont enregistré une hausse surprise la semaine dernière aux États-Unis tandis que ceux d’essence ont progressé bien plus que prévu, selon un rapport de l’EIA publié mercredi.

Lors de la semaine achevée le 3 janvier, les réserves commerciales de brut ont gonflé de 1,2 million de barils pour s’établir à 431,1 millions, là où les analystes interrogés par l’agence Bloomberg avaient anticipé une baisse de 3,25 millions de barils.