(New York) La Bourse de New York a terminé près de l’équilibre vendredi sa meilleure semaine depuis avril, reprenant son souffle après plusieurs séances de fortes hausses alors que le dépouillement des bulletins de vote de l’élection présidentielle touchait à sa fin.

Agence France-Presse

L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a lâché 0,24 % à 28 323,40 points, tandis que le NASDAQ, à forte coloration technologique, a grappillé 0,04 % à 11 895,23 points.  

L’indice élargi S&P 500, le plus représentatif du marché américain, a cédé 0,03 % à 3509,44 points.

Les indices ayant beaucoup grimpé jusqu’à jeudi, le Dow Jones termine sur une hausse hebdomadaire de 6,9 %, le NASDAQ de 9 % et le S&P 500 de 7,3 %.  

Excellente semaine aussi à Toronto

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse vendredi, mais elle a néanmoins enregistré sa meilleure semaine en près de sept mois, pendant que le dollar canadien atteignait son plus haut niveau depuis janvier.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a rendu 15,34 points à 16 282,83 points, mais a cumulé une progression de 4,5 % sur l’ensemble de la semaine.

Le dépouillement continuait vendredi à avancer au compte-gouttes et aucun grand média n’avait encore désigné le vainqueur de la présidentielle au moment de la clôture de la Bourse même si Joe Biden semblait bien placé pour l’emporter face à Donald Trump.

La possibilité d’un président démocrate cohabitant avec un Sénat destiné à rester sous contrôle républicain a galvanisé les investisseurs au cours des dernières séances.  

Une telle configuration briderait toute réforme d’ampleur, notamment les hausses d’impôts sur les plus riches, sur les gains en Bourse ou sur les grosses entreprises, défendues par les démocrates.  

Au vu de l’envolée boursière des derniers jours, « il n’est pas surprenant que le marché fasse une pause » ce vendredi, a remarqué Art Hogan de National Holdings.  

Par ailleurs, un scrutin sénatorial en Géorgie va finalement donner lieu à un second tour et un autre dans le même État pourrait prendre la même direction.  

« La possibilité que les démocrates remportent tout sur leur passage est de nouveau sur la table », a relevé Mike Schumacher de Wells Fargo. Les résultats ne seraient alors pas connus avant début janvier.  

L’indicateur du jour s’est pour sa part montré meilleur que prévu : le taux de chômage a baissé aux États-Unis en octobre à 6,9 %.  

Il a ainsi baissé de 1 point de pourcentage par rapport à septembre, et est bien inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur un taux de chômage à 7,7 %.

Le marché des actions pourrait se retrouver de nouveau sous forte pression la semaine prochaine alors que l’attention se tournera de nouveau vers la COVID-19, a avancé M. Hogan.  

Les États-Unis viennent en effet d’enregistrer un record de nouveaux cas de contaminations et les investisseurs « pourraient craindre de nouvelles restrictions aux États-Unis et s’inquiéter d’un repli des dépenses de consommation », a indiqué le spécialiste.