(New York) Wall Street a terminé la semaine en baisse vendredi,  tirée vers le bas par la méforme de plusieurs noms du secteur technologique et soucieuse de l’escalade diplomatique entre les États-Unis et la Chine.

Agence France-Presse

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a reculé de 0,68 % à 26 469,89 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a lâché 0,94 % à 10 363,18 points.

L’indice élargi S&P 500 a perdu 0,62 % à 3215,63 points.

Après avoir atteint des sommets en Bourse ces dernières semaines, de nombreuses entreprises technologiques sont à la peine depuis plusieurs séances.

« Il est naturel que les investisseurs commencent à réévaluer leurs attentes en période de résultats », commente Christopher Low de FHN Financial.

« Cela les pousse à se pencher sur les valeurs boursières » de certains grands noms du secteur, explique M. Low, qui juge « extraordinairement élevées » les capitalisations de géants comme Facebook, Amazon, Alphabet (Google), Microsoft ou Apple.

Le fabricant de microprocesseurs Intel a lui bu la tasse vendredi en dégringolant de 16,24 %. Malgré de bons résultats trimestriels, le groupe californien a déçu en annonçant un nouveau retard dans la production de son processeur de dernière génération, plus performant, repoussant le calendrier de 6 mois.

Les acteurs du marché new-yorkais ont également suivi d’un œil inquiet cette semaine la montée en température entre Washington et Pékin.

La Chine a ordonné vendredi la fermeture d’un consulat américain en représailles à une mesure identique visant sa propre mission diplomatique à Houston, où le personnel s’affairait pour évacuer les lieux sur fond d’accusations d’espionnage dignes de la Guerre froide.

Jeudi, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait appelé « le monde libre » à « triompher » de la « nouvelle tyrannie » incarnée selon lui par la Chine communiste.

Au rang des indicateurs, les ventes de maisons neuves ont de nouveau bondi en juin aux États-Unis, grimpant de 13,8 % par rapport à mai, et sont largement supérieures au niveau attendu, selon les données du département du Commerce.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine remontait à 0,5823 % vers 20 h 25 GMT contre 0,5774 % la veille à la clôture.

Parmi les valeurs du jour, American Express a reculé de 1,39 %. L’émetteur de cartes de crédit a subi une lourde chute de son bénéfice net au deuxième trimestre, le groupe ayant mis de côté 1,6 milliard de dollars pour faire face aux impayés.  

Le fabricant de jouets Mattel (-2,49 %), affecté par la baisse du nombre de points de vente en raison de la pandémie, a vu son chiffre d’affaires trimestriel reculer et a encaissé une perte nette, mais a limité la casse grâce aux bonnes ventes de ses poupées Barbie.  

Le groupe industriel Honeywell (-2,80 %) a fait grimper ses ventes de masques de protection contre la COVID-19 et ses solutions d’automatisation au deuxième trimestre, mais ses autres activités ont souffert de la pandémie et de la baisse des cours du pétrole.