Les actionnaires de la société Labrador Iron Ore Royalty (LIF à Toronto) ont obtenu 4 $ en dividende en 2019, ce qui donne un rendement de 16,7 % par rapport au prix de l’action au début de l’année.

André Dubuc André Dubuc
La Presse

Le 10 décembre, la société a annoncé le dernier dividende trimestriel régulier de l’année, soit 0,25 $ par action ordinaire, en plus d’annoncer un dividende spécial de 0,80 $. Le dividende sera versé le 25 janvier prochain à tous les détenteurs d’actions inscrits au 31 décembre. Au prix actuel, 25,65 $, ce dividende de 1,05 $ donne un rendement de 4,1 %.

GRAPHIQUE FOURNI PAR REFINITIV

LIF tire ses revenus principalement d’une redevance de 7 % sur l’ensemble des ventes de fer réalisées par la société IOC, filiale du géant minier Rio Tinto. Elle reçoit aussi 10 cents par tonne extraite, de même que des dividendes d’IOC au prorata de sa participation de 15,10 % dans le capital-actions de cette société.

En 2019, le prix du fer a connu un pic en juin et s’est maintenu par la suite à un niveau plus élevé que le prix historique. 

IOC a versé des dividendes à LIF de 25 millions au deuxième trimestre et de 40 millions au troisième trimestre. Ces dividendes d’IOC à LIF ont été par la suite transférés aux actionnaires de LIF par le versement de dividendes spéciaux tout au long de 2019.

IOC produit du concentré de fer et des boulettes sur la Côte-Nord. Son fer est à plus haute teneur que les concentrés standards sur le marché mondial. Il se vend ainsi à prime. Par exemple, IOC a reçu 110 $ US par tonne en moyenne au troisième trimestre, comparativement au prix mondial de 102 $ US, soit une prime de 7 %. Celle-ci a baissé puisque les producteurs d’acier ont décidé de privilégier le fer de moins bonne qualité en réaction à la hausse des prix. La prime était de 15 % en moyenne au deuxième trimestre.

Pour l’avenir, bien malin qui peut prédire le prix du fer. Les producteurs comme IOC notent toutefois que la remise en service de la mine Samarco de Vale, au Brésil, prendra plus de temps que prévu. La rupture d’un barrage avait entraîné une énorme coulée de boue meurtrière en provenance de la mine en 2015. La première phase entrera en service d’ici la fin de 2020, mais les deux phases subséquentes sont reportées dans six et dix ans, soit beaucoup plus tard que la plupart des commentateurs de l’industrie ne l’avaient anticipé.