La Bourse de Toronto est restée stable jeudi, alors que le secteur de la santé progressait au premier anniversaire de la légalisation du cannabis récréatif et à l’approche de celle des produits dérivés de la drogue, notamment les boissons, les produits comestibles et les crèmes topiques.

Agence France-Presse, La Presse canadienne

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a dans les faits retraité de 0,88 point (-0,01 %) pour terminer la journée à 16 426,30 points.

Le secteur de la santé a bondi de 3,74 % sur le TSX, pendant que celui des matériaux gagnait 1,19 %. Ces gains ont cependant été contrebalancés par les pertes des secteurs de la finance, de la consommation discrétionnaire et des télécommunications, qui ont rendu 0,39 %, 0,67 % et 0,33 % respectivement.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a gagné 57 cents US à 53,93  $ US le baril, tandis que celui de l’or a grimpé de 4,30  $ US à 1 498,30  $ US l’once.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 76,09 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 75,75 cents US de la veille.

La Bourse de New York a quant à elle été plutôt rassurée par un compromis fragile sur le Brexit et encouragée par des résultats trimestriels jugés satisfaisants de plusieurs grands noms de la cote.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a grappillé 0,09 %, à 27 025,88 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a pris 0,56 %, à 8 156,85 points, et l’indice élargi S&P 500 s’est apprécié de 0,28 %, à 2 997,95 points.

Selon Alan Skrainka, de Cornerstone Wealth Management, le compromis atteint entre Londres et Bruxelles pour une sortie du Royaume-Uni de l’UE est le principal facteur ayant fait progresser les indices jeudi.

« C’est le premier signe tangible de progrès qu’on ait eu depuis un certain temps », note M.  Skrainka.

La ratification du compromis par le Parlement britannique reste toutefois très incertaine, le parti unioniste nord-irlandais, allié clé du Parti conservateur de Boris Johnson, ayant fait savoir qu’il ne soutiendrait pas ces propositions.

Le parti travailliste, principale formation d’opposition, a, quant à lui, appelé les députés britanniques à « rejeter » l’accord.

Plusieurs résultats d’entreprises ont également été accueillis favorablement jeudi par les investisseurs.

La banque américaine Morgan Stanley a ravi Wall Street en faisant part de solides résultats au troisième trimestre, marqués par une forte hausse des commissions générées par les courtiers et les banquiers d’affaires. Son titre a progressé de 1,52 %.

Netflix, qui a publié mercredi après la clôture des résultats jugés rassurants puisqu’il a fait état de plus de 158 millions d’abonnés dans le monde et d’un chiffre d’affaires de plus de 5 milliards de dollars au troisième trimestre, a progressé de 2,47 %.

GM dans l’expectative

Par ailleurs, la hausse de jeudi est aussi « la poursuite du mouvement ayant suivi des nouvelles visiblement positives sur le front commercial en fin de semaine dernière », selon Alan Skrainka.

Le président américain, Donald Trump, avait en effet affirmé vendredi que les États-Unis étaient parvenus à un accord commercial partiel avec Pékin, ce qui avait profité à la place new-yorkaise.

Au rang des indicateurs, la production industrielle et les mises en chantier de logements aux États-Unis en septembre ont reculé, selon des chiffres publiés jeudi.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine s’établissait à 1 750 % vers 16 h 45 HE, en légère hausse par rapport à la clôture de mercredi (1 740 %).

Parmi les autres valeurs, le conglomérat industriel Honeywell a gagné 2,38 %, malgré la publication de résultats mitigés au troisième trimestre.

IBM, qui a déçu mercredi en faisant état de ventes en recul au troisième trimestre, a vu son action chuter de 5,52 %.

Alcoa a bondi de 5,95 %. Le producteur d’aluminium et de bauxite américain, qui a creusé ses pertes au troisième trimestre, a annoncé mercredi procéder à une revue stratégique prévoyant la vente d’actifs non stratégiques et la cession prochaine de fonderies.

General Motors a reculé de 1,26 %. La réunion des dirigeants du syndicat UAW, au cours de laquelle ils doivent se prononcer sur l’accord préliminaire pour mettre fin à une grève qui paralyse les usines américaines de GM depuis le 16  septembre, s’étirait jeudi en fin de journée.