(Londres) Le bitcoin cotait mercredi à des niveaux plus vus depuis juin après être retombé la veille sous la barre symbolique des 9000 dollars, pâtissant du climat général d’incertitudes sur les marchés et de la vente décevante de contrats à terme spécialisés.

Agence France-Presse

Vers 11 h, le bitcoin s’échangeait pour 8390,13 dollars contre 8450,98 mardi à 18 h, selon des données compilées par Bloomberg. Lundi soir, il valait encore 9799,83 dollars.

La cryptomonnaie a atteint un plus bas en quatre mois mardi, à 8087,91 dollars. Il n’était pas descendu sous la barre des 9000 dollars depuis juin.

Selon Stephen Davie, associé spécialisé dans les cryptomonnaies chez Bard London, après avoir grimpé jusqu’à 13 800 dollars le 26 juin, le bitcoin s’est érodé tout au long de l’été pâtissant de l’incertitude générale qui règne sur les marchés mondiaux à cause notamment « du Brexit », de la volatilité des cours du pétrole, depuis mardi avec « la procédure de destitution lancée contre Donald Trump », le président américain.

Craig Erlam, analyste pour OANDA, a aussi rappelé que le passage d’un seuil symbolique comme celui des 9000 dollars joue souvent dans certains marchés un rôle d’accélérateur, car il déclenche des ventes techniques, ce qui « exacerbe la baisse déjà existante […] et crée cette perte plus forte que d’habitude ».

Pour Neil Wilson, analyste chez Markets.com, un évènement déclencheur potentiel pourrait être la « demande décevante lors du premier jour de vente des nouveaux contrats à termes de bitcoin proposés par Bakkt ».

Filiale du Intercontinental Exchange (ICE), maison-mère du New York Stock Exchange, Bakkt est dédiée aux devises virtuelles et a lancé son contrat à terme sur le bitcoin à l’ouverture des échanges électroniques des marchés financiers, dimanche à 20 h à New York.

Première et principale monnaie virtuelle décentralisée, le bitcoin est une valeur particulièrement volatile et un marché très opaque. En 2017 son cours avait explosé, dépassant presque les 20 000 dollars pour un bitcoin, avant de retomber tout aussi brusquement l’année suivante.