(New York) La Bourse de New York a terminé en petite baisse, lestée parles chiffres trimestriels mitigés des banques Goldman Sachs et Citigroup.

Agence France-Presse

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a reculé de0,1% à 26 384,77 points, le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,1% à7976,01 points et l'indice élargi S&P 500 de 0,06% à 2905,58 points.

À l'équilibre à l'ouverture, les indices ont rapidement commencé à perdre du terrain alors que les investisseurs digéraient les résultats des banques Goldman Sachs et Citigroup, avant de limiter leurs pertes à l'approche de la clôture.

«Vendredi, on espérait une envolée des indices emmenée parles valeurs financières» après les résultats records de JPMorgan Chase, a rappelé Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

Mais avec les chiffres «franchement médiocres» de GoldmanSachs (-3,8%) lundi, «on peut dire pour le moment qu'il y a des gagnants et des perdants», a-t-il jugé.

La prestigieuse banque d'affaires américaine a notamment fait part d'une chute de son bénéfice net de 20% et d'un repli de 13% de son chiffre d'affaires.

Citigroup (-0,06%) de son côté a fait état d'une légère hausse de son bénéfice net due à des économies et une baisse de ses impôts, mais aussi d'un recul de son chiffre d'affaires.

«Le marché a déjà intégré le fait que la saison des résultats n'allait pas être fantastique en termes de bénéfices», a commentéPeter Cardillo de Spartan Capital.

Les analystes s'attendent en moyenne à une baisse des bénéfices des entreprises du S&P 500 de l'ordre de 4,3% sur les trois premiers mois de l'année, selon le cabinet FactSet.

«Mais les résultats de ce matin mettent en avant le fait qu'on pourrait aussi avoir un problème avec le chiffre d'affaires», a ajouté M.Cardillo.

Annulations de vols en cascade

Or «le marché ne peut pas indéfiniment monter jusqu'au ciel sans un stimulus quelconque"», a relevé M. Volokhine en soulignant que les volumes d'échanges étaient particulièrement faibles en ce moment.

«S'il ne peut pas trouver son inspiration dans le secteur de la finance, le plus important désormais est de voir si le secteur des technologies peut continuer à jouer son rôle de leader», a-il ajouté.

Parmi les autres valeurs du jour, Boeing (-1,1%) est confronté à une cascade d'annulations de vols par des compagnies aériennes américaines.

Un mois après l'immobilisation de la flotte de 737 MAX à la suite de deux tragédies rapprochées, American Airlines (-2,7%) a annoncé dimanche avoir annulé environ 115 vols par jour pendant son programme de vols d'été.

United Airlines, qui exploite des 737 MAX 9, a pour sa part indiqué avoir eu recours jusqu'ici à des «solutions iconoclastes» pour éviter d'annuler beaucoup de vols mais ne pas avoir de choix pour l'été. Sa maison-mère United Continental a cédé 1,1%.

Tesla a reculé de 0,5% alors que son patron Elon Musk a de nouveau dans un tweet donné des indications sur la production à venir en assurant que le groupe allait produire plus de 500 000 véhicules d'ici 12 mois.

M. Musk s'était pourtant attiré les foudres du gendarme des marchés financiers en février quand il avait tweeté que le constructeur de véhicules électriques allait produire 500 000 voitures en 2019, une information rectifiée quelques heures plus tard.

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse,  se rapprochant de son sommet historique, tandis que les marchés américains ont retraité après la publication de résultats trimestriels décevants de la part de certaines banques.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a pris34,93 points pour terminer la journée à 16 515,46 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 74,88 cents US, comparativement à son cours moyen de 75,02cents US de vendredi.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé de 49 cents US à 63,40 $ US le baril, tandis que celui de l'or s'est départi de 3,90 $ US à 1291,30 $ US l'once. Le prix du cuivre a rendu 1,1 cent US à 2,93 $ US la livre.