Wall Street a clôturé vendredi en ordre dispersé une semaine de progression importante, le NASDAQ ayant toutefois été un peu affaibli lors de la dernière séance de la semaine par un plongeon d'Amazon.

La Presse canadienne, Agence France-Presse

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a gagné 0,3 % à 25 063,89 points et le NASDAQ, à forte coloration technologique, a perdu 0,3 % à 7263,87 points.

L'indice élargi S&P 500 a pour sa part fini en hausse de 0,1 % à 2706,53 points.

Sur la semaine, marquée par un nombre très important de résultats d'entreprises, dont des poids lourds tels que Apple et Facebook, et par des annonces très accommodantes de la banque centrale américaine (Fed) sur ses futures hausses de taux, le Dow Jones a pris 1,3 % et le NASDAQ 1,4 %, leur sixième semaine de hausse de suite. Le S&P 500 a gagné 1,6 %.

« Depuis le début de la saison des résultats, les entreprises font part d'un peu moins de modération dans leurs comptes que craint au départ », a avancé Maris Ogg de Tower Bridge Advisors, aidant selon elle Wall Street à aller de l'avant après une fin d'année 2018 morose.

L'affirmation explicite de la Fed mercredi qu'elle serait « patiente » sur ses hausses de taux d'intérêt, a également permis à Wall Street d'accélérer encore ses gains.

Tout comme des signaux encourageants émis cette semaine à Washington par les négociateurs américains et chinois sur le front commercial, bien que de nombreux doutes persistent sur leur capacité à nouer un accord aussi ambitieux que le veut Donald Trump.

Ces nouvelles ont permis à l'indice Dow Jones de boucler jeudi son meilleur mois de janvier en trente ans.

Vendredi, le traditionnel rapport mensuel américain sur l'emploi est venu donner encore un peu de carburant aux indices, avec ses 304 000 emplois créés le mois dernier, soit bien plus qu'anticipé.

« Ce rapport a montré que l'économie américaine ne cale pas », a observé Quincy Krosby de Prudential, au moment où, de l'Asie à l'Europe, le ralentissement économique se profile.

L'activité du secteur manufacturier aux États-Unis a quant à elle repris de la vigueur en janvier selon un indicateur également publié vendredi, sa croissance ayant accéléré contrairement aux attentes des analystes.

Quelques ombres au tableau sont toutefois apparues lors de la dernière séance de la semaine, dans cet environnement plutôt optimiste.

La confiance des consommateurs est restée en janvier à son plus bas niveau depuis l'élection du président Trump, selon l'estimation finale de l'indice de l'Université du Michigan, publiée vendredi.

Surtout, le plongeon de 5,4 % d'Amazon, l'une des entreprises à la plus grosse capitalisation boursière mondiale, après ses résultats trimestriels a affaibli l'indice NASDAQ.

Le géant du commerce en ligne a confirmé l'importance croissante de ses autres activités, en particulier le « cloud » ou la publicité, mais a été sanctionné en raison de prévisions jugées trop timides.

Parmi les autres résultats du jour, les majors pétrolières ExxonMobil et Chevron ont gagné respectivement 3,6 % et 3,2 %.

ExxonMobil a annoncé une chute de son bénéfice net au quatrième trimestre mais a dépassé les attentes et affiche un rebond de sa production d'hydrocarbures.

La Bourse de Toronto a commencé le mois de février sur une fausse note, après avoir cumulé une croissance de 8,5 % pendant le mois de janvier.

L'indice de référence du parquet torontois, le S&P/TSX, a clôturé en baisse de 34,29 points à 15 506,31 points, même si le cours du pétrole brut a rebondi près d'un sommet de 11 semaines.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 76,37 cents US, comparativement à son cours moyen de 76,08 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a gagné 1,47 $ US à 55,26 $ US le baril, tandis que celui de l'or a lâché 3,10 $ US à 1332,10 $ US l'once. Le prix du cuivre s'est défait de 1,15 cent US à 2,77 $ US la livre.