(Montréal) L’annonce d’une entente de plaidoyer de culpabilité à l’accusation de fraude en Libye conclue par SNC-Lavalin en échange d’une amende de 280 millions CAN sur cinq ans et l’abandon d’autres accusations de corruption a été accueillie très favorablement en Bourse.

Martin Vallières Martin Vallières
La Presse

Les investisseurs ont poussé les actions du géant montréalais de l’ingénierie civile en hausse de 19 % pour clôturer à 28,70 $, leur plus haute cote depuis le mois de mai 2019.

Parmi les analystes, aussi, leurs premiers commentaires avaient l’allure d’un soupir de soulagement au terme d’une longue et coûteuse saga judiciaire.

Chez Desjardins Marchés des capitaux, l’analyste Benoit Poirier se dit « satisfait du règlement car il devrait éliminer la plupart des incertitudes associées aux problèmes judiciaires de SNC-Lavalin. »

D’une part, dit-il, « je note que l’amende de 280 millions CAN est inférieure à l’hypothèse de 500 millions CAN avec laquelle j’avais effectué mes analyses précédentes. »

D’autre part, « bien que le plaidoyer de culpabilité puisse susciter une certaine incertitude à court terme, je pense que ça devrait être compensé par l’impact positif de l’entente de règlement. Je m’attends aussi à une réévaluation de SNC-Lavalin (en Bourse) à la suite du règlement de ses problèmes judiciaires. »

Chez la Financière Banque Nationale, l’analyste Maxim Sytchev signale à ses clients-investisseurs qu’il est « confiant que SNC-Lavalin puisse enfin tourner la page d’une saga judiciaire qui a beaucoup pesé sur la valeur de ses actions en Bourse depuis plusieurs années. »

Aussi, souligne M. Sytchev, « l’amende de 280 millions CAN et une période de probation de trois ans au lieu d’un interdiction des contrats fédéraux au Canada sont très éloignées des pires scénarios qui ont circulé jusqu’à récemment sur le sort de SNC-Lavalin. »