Après la ronde des résultats de premier trimestre aux États-Unis, c’est au tour des entreprises canadiennes de monter sur la scène boursière avec leur compte rendu de début d’exercice 2019.

Publié le 29 avr. 2019
Martin Vallières
Martin Vallières La Presse

Cette semaine sera très occupée pour les piliers de Québec inc. en Bourse. Cette présentation survient alors que les indices de marché flirtent à nouveau avec des niveaux records.

Sur cette lancée, d’ailleurs, la valeur totale de Québec inc. en Bourse, c’est-à-dire les entreprises à siège social au Québec qui sont cotées aux Bourses de Toronto et TSX Croissance, vient d’atteindre un nouveau record à 451 milliards de dollars.

Source : MIG Report (Groupe TMX)

CGI

Mercredi, le géant des services-conseils en informatique CGI, dont la valeur boursière a dépassé les 23 milliards, publiera les résultats de son deuxième trimestre 2019. Les analystes anticipent des résultats trimestriels records dans la continuation de sa bonne performance en Amérique du Nord et outre-Atlantique.

Pour la première fois, les revenus trimestriels de CGI pourraient passer le seuil des 3 milliards. Quant au bénéfice net, les analystes l’anticipent en croissance annualisée de 19 %, autour des 330 millions, ce qui serait un record trimestriel chez CGI.

Bombardier et SNC-Lavalin

Jeudi, ce sont quatre poids lourds de Québec inc., dont la valorisation totale avoisine les 77 milliards, qui monteront sur scène avec leurs résultats trimestriels.

À commencer par Bombardier. Une semaine après avoir sabré leurs objectifs financiers pour 2019, provoquant du coup une rechute de 1 milliard en valeur boursière, les hauts dirigeants de la multinationale seront attendus de pied ferme à l’assemblée annuelle, dans le hall du Vieux-Port de Montréal.

La direction devra expliquer l’atrophie soudaine des résultats attendus au premier trimestre : revenus réduits à 3,5 milliards US au lieu des 4 milliards prévus antérieurement, bénéfice d’exploitation amputé de 25 %, autour des 170 millions US.

Aussi jeudi, alors qu’elle est empêtrée dans des tourments juridiques et politiques au Canada, SNC-Lavalin fera le point sur ses résultats lors de son assemblée d’actionnaires, qui a lieu au Palais des congrès de Montréal.

Après le choc du déficit de 1,6 milliard déclaré en fin d’exercice 2018, attribué surtout à d’énormes dépréciations d’actifs, les analystes anticipent un bénéfice net trimestriel aux environs de 60 millions seulement, soit une baisse de 25 % en un an. 

Quant aux revenus du premier trimestre, ils sont attendus en baisse annualisée de 5 %, autour de 2,3 milliards. L’évolution du carnet de commandes de SNC-Lavalin sera aussi sous haute surveillance.

Gildan et Bell

Aussi jeudi, le fabricant de vêtements Gildan, valorisé à 10 milliards en Bourse, fera le point à l’occasion de son assemblée d’actionnaires, dans un centre de conférences au centre-ville de Montréal.

Ses actionnaires pourraient être déçus des résultats du premier trimestre si les attentes négatives parmi les analystes se concrétisent.

Le bénéfice net est prévu en baisse annualisée de 45 %, aux environs de 36 millions US, ce qui serait le pire en quatre ans chez Gildan. Les revenus trimestriels sont anticipés tout juste autour des 600 millions US, ce qui serait le montant le plus faible en deux ans.

Enfin, aussi jeudi, les hauts dirigeants du géant des télécommunications BCE (Bell), valorisé à 55 milliards en Bourse, feront le point lors de son assemblée d’actionnaires à Toronto.

Parmi les analystes, on anticipe des revenus de premier trimestre 2019 en croissance modeste, mais régulière, de l’ordre de 2 %, aux environs de 5,72 milliards.

Quant au bénéfice net du trimestre, il est attendu en croissance presque nulle, autour des 700 millions.

MERCREDI

La Fed fait le point

Où en sont les dirigeants de la Fed américaine avec leurs constats et leurs perspectives sur l’économie ? Maintiennent-ils les propos en faveur d’un attentisme prudent dont ils avaient fait part le mois dernier ? Des propos qui, faut-il le rappeler, avaient servi d’arguments dans les marchés financiers pour expliquer le soudain changement de cap de la Fed en début d’année, avec la mise en pause prolongée des prochaines décisions de taux d’intérêt.

VENDREDI

L’emploi en avril aux États-Unis

Le rebond de la création d’emplois observé en mars, après un début d’année anémique, s’est-il poursuivi en avril ? Et où en est la hausse des salaires des Américains, après quelques mois d’accélération ? Parmi les économistes sondés par l’agence Thomson Reuters, on s’attend à une création d’emplois en avril un peu inférieure à celle observée en mars, aux environs de 180 000 emplois créés. « Le taux de chômage devrait rester stable à 3,8 %, tandis qu’une accélération de la croissance mensuelle du salaire horaire moyen est prévue », anticipent les économistes du Mouvement Desjardins dans leur bulletin hebdomadaire.