Le pétrole en hausse pour une nouvelle chute des stocks américains

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Le baril de «light sweet crude» pour livraison en septembre, la référence américaine du brut, a terminé à 48,75 dollars sur le New York Mercantile Exchange , gagnant 86 cents par rapport à la clôture de mardi.

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Agence France-Presse
New York

Les prix du pétrole ont terminé en hausse mercredi à New York, stimulés par l'annonce d'une baisse des réserves de brut, d'essence et de produits distillés aux États-Unis qui conforte l'idée d'un rééquilibrage du marché mondial de l'or noir.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en septembre, la référence américaine du brut, a terminé à 48,75 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), gagnant 86 cents par rapport à la clôture de mardi.

Selon le département américain de l'Énergie, les réserves commerciales de brut ont reculé de 7,2 millions de barils lors de la semaine achevée le 21 juillet pour revenir à 483,4 millions, alors que les analystes interrogés par l'agence Bloomberg tablaient en moyenne sur une baisse de seulement 3,0 millions de barils.

Les réserves d'essence ont, elles, baissé de 1 million de barils et celles de produits distillés de 1,9 million.

«Si l'on regarde les quatre principales catégories de pétrole (brut, essence, produits dérivés et autres), les réserves américaines ont chuté de 47 millions de barils sur les quatre dernières semaines», a noté Torbjorn Kjus, analyste chez DNB Markets.

Le repli des produits transformés est intervenu «alors même que les raffineries continuent à fonctionner à un rythme très élevé, entre 94% et 95% de leur capacité», a relevé Bill O'Grady de Confluence Investment.

Les importations de pétrole sont restées quasiment stables par rapport à la semaine précédente, mais «elles stagnent autour de 8 millions de barils par jour, soit environ 500 000 barils de moins que l'an dernier à la même époque», a-t-il aussi noté.

«Il paraît que l'Arabie saoudite mène des actions concertées pour réduire ses exportations vers les États-Unis, sans doute pour tenter de faire baisser le prix du WTI», a indiqué M. O'Grady. «Même si les exportations de ce pays tendent à diminuer à cette époque en raison de la forte demande d'énergie pour l'air conditionné, il est possible que l'Arabie saoudite parvienne à ses fins», a-t-il ajouté.

La production américaine s'est dans le même temps légèrement repliée, baissant de 19 000 barils par jour (b/j), à 9,410 millions de barils par jour.

Les acteurs du marché s'étaient inquiétés au cours des dernières semaines de voir les réserves mondiales rester à des niveaux élevés malgré les efforts effectués par les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et par certains de ses partenaires pour limiter leur production.

Le baril de WTI était descendu fin juin jusqu'à 42,53 dollars, son niveau le plus bas en clôture depuis août 2016.




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