Les marchés boursiers nord-américains ont clôturé en hausse vendredi, avant le long week-end de la fête de la Reine, tandis que le cours du pétrole brut a franchi le cap des 50 $ US le baril pour la première fois depuis près d'un mois.

Mis à jour le 19 mai 2017
AGENCE FRANCE-PRESSE

> L'indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a pris 181,26 points pour terminer la séance à 15 458,46 points.

> De son côté, le dollar canadien a terminé la journée avec un cours moyen de 73,83 cents US, en hausse de 0,36 cent US par rapport à celui de la veille.

Selon des résultats provisoires à la clôture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a avancé de 141,82 points à 20 804,84 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 28,57 points à 6083,70 points. L'indice élargi S&P 500 a monté de 16,01 points, soit 0,68%, à 2381,73 points.

«Nous avons un rebond et il est certain que les prix du pétrole ont aidé», a commenté Peter Cardillo, économiste en chef chez First Standard Financial.

Les cours du brut ont pris environ un dollar le baril vendredi, gardant une dynamique favorable grâce aux spéculations à l'approche d'une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) la semaine prochaine.

«Nous avons un rebond... mais je ne sais pas vraiment de quoi il s'agit», a complété Peter Cardillo, s'interrogeant sur la solidité du mouvement du jour.

Certes la Bourse de New York a signé sa deuxième hausse consécutive mais elle n'a toujours pas effacé plus de la moitié de sa chute de mercredi quand les inquiétudes des investisseurs sur de possibles blocages à Washington avaient culminé.

Si la progression en début de séance vendredi a été «impressionnante», selon l'expression employée par Tom Cahill de Ventura Wealth Management, au fil de la journée la confiance tout juste retrouvée des investisseurs a semblé se craqueler.

Moins d'une heure avant la fin des échanges, ils ont même eu droit à une piqûre de rappel sur les risques politiques avec la publication quasi-simultanée de nouvelles révélations par le Washington Post et le New York Times. La réaction de Wall Street ne s'est guère faite attendre puisqu'elle a presque immédiatement concédé une petite partie de ses gains.

Autre signal invitant à la prudence selon Peter Cardillo, le dollar continuait sa chute face à la plupart des monnaies.

«Cela pourrait être synonyme de troubles à venir», a-t-il prévenu.

Le marché obligataire hésitait. Vers 20H20 GMT, le rendement des bons du Trésor à 10 ans s'affichait à 2,232%, contre 2,228% jeudi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,897%, contre 2,899%.