Les cours du pétrole ont légèrement baissé mercredi, à l'issue d'une séance marquée par des chiffres hebdomadaires peu enthousiasmants, mais sans grande surprise sur l'offre américaine.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, a perdu 43 cents à 52,75 dollars sur le contrat pour livraison en mars au New York Mercantile Exchange (Nymex).

«Les cours du pétrole sont restés entre deux eaux après des chiffres du département de l'Énergie (DoE), les réserves de brut ayant évolué comme prévu» aux États-Unis, a écrit Matt Smith, de ClipperData.

Le DoE a fait état de chiffres dans l'ensemble plutôt négatifs avec une nette hausse des stocks américains de brut, certes prévue par les analystes, et surtout un bond des réserves d'essence.

«Le rapport était légèrement défavorable, mais la forte hausse des réserves d'essence s'est accompagnée d'une chute des livraisons», a remarqué Mike Lynch, de Strategic Energy & Economic Research.

«On peut penser que ce sont des problèmes de livraison qui ont fait bondir les stocks d'essence» et non une production excessive, a-t-il précisé. «Donc le marché ne s'en affole pas trop».

Les investisseurs n'ont pas semblé plus inquiets dans l'immédiat face à d'autres éléments a priori défavorables comme une hausse de la production américaine, au moment où les observateurs craignent de voir repartir l'activité des compagnies aux États-Unis.

«Le marché a récemment pris l'habitude de rapidement passer à autre chose après les chiffres (du DoE)», remarquait dans une note Tim Evans, de Citi, avant même la publication du rapport en cours de séance mercredi.

Pourtant, l'attention du marché est actuellement assez portée vers les États-Unis. Les investisseurs tentent d'évaluer les conséquences des mesures prévues par le nouveau président, le républicain Donald Trump, qui a d'ores et déjà relancé deux projets controversés d'oléoducs.

De plus, «la politique protectionniste de Donald Trump pourrait renforcer la production américaine et l'indépendance des États-Unis en la matière», a jugé Mati Greenspan, analyste chez eToro.