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Wall Street gagnée par la frilosité

«On retrouve de l'aversion pour le risque à... (PHOTO BRENDAN MCDERMID, REUTERS)

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«On retrouve de l'aversion pour le risque à la veille d'un rapport sur l'emploi qui aura d'importantes implications dans le choix de la Réserve fédérale de relever ou non ses taux en décembre», a jugé Michael James, de Wedbush Securities.

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Agence France-Presse
New York

Après une ouverture dans le vert, Wall Street reculait légèrement jeudi à la mi-séance, reprise par la prudence face à des résultats mitigés d'entreprises et à la veille de chiffres attendus sur l'emploi.

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Les marchés vers 12h10:

  • TSX 13 590,64 / -71,18 (-0,52%)

  • TSX Crois. 538,31 / -3,85 (-0,71%)

  • Dow Jones 17 863,27 / -4,31 (-0,02%)

  • S&P 500 2 100,32 / -1,99 (-0,09%)

  • NASDAQ 5 124,94 / -17,54 (-0,34%)

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«On retrouve de l'aversion pour le risque à la veille d'un rapport sur l'emploi qui aura d'importantes implications dans le choix de la Réserve fédérale de relever ou non ses taux en décembre», a jugé Michael James, de Wedbush Securities.

Le gouvernement américain publiera vendredi ses chiffres sur l'emploi en octobre, dans un contexte d'interrogations sur les intentions de la banque centrale américaine, qui apporte actuellement un important soutien à l'économie en maintenant ses taux à un niveau presque nuls depuis 2008.

Pour l'heure, les chiffres de jeudi se sont avérés «mitigés», selon les termes des experts de la maison de courtage Charles Schwab.

Selon les deux principales statistiques du jour, la productivité américaine a progressé de façon inattendue au dernier trimestre, même si elle a décéléré par rapport aux trois précédents mois, alors que les inscriptions hebdomadaires au chômage ont plus augmenté que prévu.

«Il n'y a pas d'élément particulier à l'origine de la hausse des inscriptions au chômage, dont le bas niveau reste encourageant», a affirmé Patrick O'Hare de Briefing, préférant lui aussi mettre l'accent sur le rapport de vendredi.

Faute d'élément concluant dans les statistiques, le marché se concentre sur la suite des résultats d'entreprises du troisième trimestre.

«Il y a plus de négatif que de positif», a reconnu M. James. «Le principal élément positif, ce sont bien sûr les résultats très impressionnants de Facebook.»

En hausse de 5,16% à 109,30 dollars, le réseau social, toujours porté par la publicité mobile, a dépassé les attentes au troisième trimestre, où ses bénéfices et ses revenus ont continué de progresser, tout comme son nombre d'utilisateurs, qui dépasse désormais le milliard et demi. Le groupe a dépassé pour la première fois jeudi la barre des 300 milliards de dollars de valorisation en Bourse.

«Mais d'un autre côté, on a été déçus par Qualcomm, qui pèse sur l'ensemble des semiconducteurs aujourd'hui», a souligné M. James.

Qualcomm, spécialiste des équipements de téléphonie mobile, chutait de 13,73% à 51,99 dollars après avoir livré des prévisions inférieures aux attentes pour le trimestre en cours.

Whole Foods baisse

Enfin, M. James évoquait aussi «le calvaire persistant» du laboratoire pharmaceutique canadien Valeant, qui baissait de 11,04% à 81,83 dollars sur sa cotation new-yorkaise après l'annonce de l'ouverture d'une enquête du Sénat américain sur le prix de ses médicaments. L'action chute depuis plusieurs semaines sur fond de soupçons de manipulations comptables.

Parmi les autres valeurs, le groupe de cybersécurité FireEye s'effondrait de 23,25% à 22,35 dollars après avoir annoncé des résultats trimestriels jugés très décevants.

Les supermarchés Whole Foods, symbole du bio aux États-Unis, perdaient 1,37% à 30,34 dollars après avoir fait part d'une nette baisse de leur bénéfice net, confirmant la désaffection des consommateurs enregistrée depuis le début de l'année. Le groupe a parallèlement annoncé un rachat d'actions d'un milliard de dollars.

L'assureur Metlife cédait 2,03% à 49,47 dollars après avoir annoncé des bénéfices trimestriels divisés par deux et jugés nettement décevants.

Expedia, poids lourd des voyagistes en ligne, gagnait 3,99% à 139,52 dollars après l'annonce du rachat pour près de quatre milliards de dollars de son concurrent HomeAway, face à l'essor de plateformes alternatives comme Airbnb.

Le groupe agroalimentaire Kraft Heinz Company reculait de 0,74% à 75,26 dollars après avoir annoncé 2.600 nouvelles suppressions d'emplois, soit près de 6% de ses effectifs, et des fermetures d'usines.

Le marché obligataire reculait, le rendement des bons du Trésor à dix ans montant à 2,249%, contre 2,223% mercredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,021% contre 2,889% auparavant.




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