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Wall Street fléchit un peu sous le poids de chiffres mitigés

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«Comme hier nous sommes sans direction», a commenté Art Hogan, chez Wunderlich Securities.

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Agence France-Presse
New York

La Bourse de New York fléchissait légèrement mardi à la mi-journée, manquant toutefois de conviction devant une série de bonnes et mauvaises nouvelles, du côté de l'économie comme des résultats d'entreprises.

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Les marchés vers 12h30:

  • TSX 13 842,05 / +83,67 (0,61%)

  • TSX Crois. 550,75 / -1,18 (-0,21%)

  • Dow Jones 17 220,32 / -10,22 (-0,06%)

  • S&P 500 2 030,87 / -2,79 (-0,14%)

  • NASDAQ 4 882,21 / -23,26 (-0,47%)

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«Comme hier nous sommes sans direction», a commenté Art Hogan, chez Wunderlich Securities.

Du côté des statistiques économiques, les mises en chantier, qui ont affiché un rebond inattendu en septembre, représentent une bonne surprise, un peu assombrie toutefois par le recul des permis de construire, dont le nombre a baissé contre toute attente.

Et du côté des entreprises, «les nouvelles sont mitigées jusqu'à présent», a-t-il ajouté, même si «c'est beaucoup mieux qu'on ne s'y attendait» en moyenne, selon lui.

«La tendance c'est que les grosses capitalisations souffrent du bouleversement» du climat des affaires, «c'est l'histoire d'IBM qui est trop lent à s'adapter», a-t-il relevé.

Le géant centenaire de l'informatique a annoncé lundi soir le quatorzième recul d'affilée de son chiffre d'affaires et il a abaissé ses prévisions, ce qui était lourdement sanctionné par le marché: le titre perdait 5,71% à 140,70 dollars.

Cette contre-performance pesait sur l'ensemble de la cote puisqu'il s'agit d'une valeur de l'indice Dow Jones, mais était rattrapée par le succès revendiqué par d'autres valeurs de l'indice vedette, comme le conglomérat United Technologies, qui a fait mieux que prévu (+5,53% à 97,14 dollars).

«C'est la tendance: si vous surpassez les attentes on vous récompense vraiment, et si vous décevez on vous punit sévèrement», a expliqué M. Hogan.

Selon lui plusieurs facteurs principaux déterminent la performance des entreprises actuellement: «à quel point sont-elles centrées sur le marché intérieur?», vu notamment l'inconvénient que représente le dollar fort pour les entreprises très présentes à l'international, et la bonne santé relative de la demande aux États-Unis par rapport aux autres économies.

Puis il faut se demander si des transformations de fond sont en train de bouleverser fondamentalement un secteur, comme c'est le cas pour IBM, ou Oracle, «supplantés par des entreprises plus petites» mieux à même de répondre aux besoins émergents de leurs clients.

Externalisation bien accueillie

Parmi les autres valeurs, l'opérateur téléphonique Verizon gagnait 1,36% à 45,31 dollars. Il a dégagé un bénéfice en hausse de 10% et supérieur aux attentes au troisième trimestre, assorti d'un chiffre d'affaires renforcé par son acquisition d'AOL en juin.

Le groupe publicitaire Omnicom s'inscrivait également en hausse (+0,75% à 72,77 dollars), après avoir fait part d'un léger recul de son bénéfice net au troisième trimestre, affecté principalement par le renchérissement du dollar.

En revanche le groupe de défense Lockheed Martin, qui s'est montré très prudent pour 2016, cédait 1,54% à 207,40 dollars en dépit d'un chiffre d'affaires en hausse et meilleur que prévu, assorti toutefois d'un bénéfice en recul.

Le constructeur de motos Harley-Davidson dégringolait de 15,15% à 47,56 dollars, ayant annoncé un bénéfice et un chiffre d'affaires inférieurs aux attentes, mis sur le compte d'un «climat très concurrentiel» qui va le conduire à réduire ses effectifs.

La compagnie aérienne United Continental, qui a dû nommer un nouveau patron par intérim, Brett Hart, pendant que Oscar Munoz se remet de ce que les médias ont décrit comme une crise cardiaque six semaines après sa nomination, cédait 1,55% à 55,87 dollars.

Enfin, le groupe de restauration rapide Yum! Brands, qui a décidé de donner son indépendance à ses activités chinoises, voyait son initiative saluée en gagnant 3,46% à 74,19 dollars.

Le marché obligataire était en léger reflux. Le rendement des bons du Trésor à dix ans progressait à 2,063%, contre 2,021% lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,915% contre 2,881% auparavant.




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