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Le solstice boursier

À Londres, l'indice FTSE 100 a perdu près... (Photo Shaun Curry, AFP)

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À Londres, l'indice FTSE 100 a perdu près de 3% de sa valeur au cours des 10 dernières séances.

Photo Shaun Curry, AFP

Paul Durivage
La Presse

Le ciel s'assombrit sur les marchés d'actions alors que les foyers de tensions se multiplient sur la planète. Ukraine, Irak, Nigeria, Syrie, Gaza, Libye... Les risques géopolitiques ébranlent les grands indices boursiers qui paraissent avoir culminé aux États-Unis comme ailleurs dans le monde. Coup d'oeil sur un décrochage mondial. Entre parenthèses, le gain boursier depuis le début de l'année et le multiple cours/bénéfice courant.

S&P 500, New York (+ 3,9%, 17,4 fois)

La possibilité d'une correction boursière hante Wall Street ces derniers jours après la pire semaine en deux ans. Le Dow Jones a effacé tous ses gains de l'année, jeudi dernier, tandis que le S&P 500 brisait une séquence de cinq mois consécutifs de hausse. La semaine s'est terminée par un recul de 2,7% de l'indice des 500, la pire déroute depuis la débandade de juin 2012 qui avait été suivie par plusieurs semaines de vente. Le stratège américain Jonathan Golub, de RBC Marchés des Capitaux, croit néanmoins que la volatilité va diminuer et que les cours vont rebondir, vu la vigueur de l'économie. Il y a près de trois ans que le marché n'a pas vu une correction de plus de 10%.

S&P/TSX, Toronto (+ 11,5%, 20,5 fois)

Malgré le revers de la semaine dernière, la performance du marché boursier canadien est étonnamment solide depuis un an, note Douglas Porter, de BMO Marchés des capitaux. «Non seulement l'indice S&P/TSX a fracassé un sommet de tous les temps pas plus tard que mercredi dernier et devance la plupart des autres grands indices mondiaux avec un gain de 12% depuis le début de l'année, mais il a progressé de près de 3000 points sur un an, la troisième plus grosse avancée jamais enregistrée», écrit l'économiste en chef. C'est particulièrement stupéfiant après tant de recommandations «vendez le Canada» il y a à peine un an, note-t-il encore. Douglas Porter doute cependant que le marché canadien, qui a profité d'injections nettes de 40 milliards de dollars des investisseurs étrangers, puisse maintenir le rythme.

Hang Seng, Hong Kong (+ 5,5%, 10,8 fois)

L'indice Hang Seng des entreprises chinoises, poussé depuis mars par la volonté de réforme économique affichée par Pékin, s'est replié avec New York la semaine dernière et piétine depuis. Ces trois derniers mois, l'indice-vedette de Hong Kong avait repris près de 13% pour retrouver son niveau de novembre 2010. Le soleil devrait bientôt revenir, croit Virginie Maisonneuve, du fonds Pacific Investment Management Company. «La faible valorisation du marché chinois combinée aux récentes mesures de stimulation du gouvernement pour soutenir son économie contribue à créer un environnement plus favorable dans l'esprit des investisseurs», affirme-t-elle au journal Les Échos.

Nikkei 225, Tokyo (- 7,0%, 19,4 fois)

Le Nikkei des 225 valeurs-vedettes aligne 6 séances d'affilée dans le rouge. L'indice incontournable de la Bourse de Tokyo reconstruit ses bases après une montée prononcée qui faisait craindre une nouvelle bulle. La saison des résultats d'entreprises démarre à peine, mais Nissan et Honda ont déjà agréablement surpris les marchés. Et pour Nathan Gibbs, spécialiste des titres japonais pour le groupe britannique Schroders, ce n'est sans doute qu'un début, vu le niveau bas du yen depuis plusieurs mois. Les multiples boursiers des bénéfices des entreprises japonaises rejoignent pour la première fois ceux des entreprises américaines et européennes.

FTSE 100, Londres (- 1,7%, 18,2 fois)

La Bourse de Londres s'inquiète de l'aggravation des tensions entre la Russie et l'Occident autour de l'Ukraine. L'indice FTSE 100, que l'on appelle familièrement «le Footsie», a abandonné près de 3% de sa valeur ces 10 dernières séances. Depuis plus d'un an, la croissance au Royaume-Uni surprend par sa vigueur, cependant que l'indice-phare de la Bourse britannique fait du surplace. La hausse de la livre - de 12% cette année contre un panier de devises - pénalise les résultats des grandes entreprises du FTSE, qui réalisent 80% de leurs revenus à l'étranger.




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