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Wall Street plombée par une nouvelle chute du Nasdaq

Emportant le marché à la baisse, l'indice technologique,... (PHOTO BRENDAN MCDERMID, ARCHIVES REUTERS)

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Emportant le marché à la baisse, l'indice technologique, le Nasdaq «traîne loin derrière ses pairs, une vague de nervosité s'emparant des investisseurs alors que commence la saison des résultats», ont ainsi relevé les experts de Charles Schwab.

PHOTO BRENDAN MCDERMID, ARCHIVES REUTERS

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Agence France-Presse

Wall Street a nettement chuté jeudi, emportée par le plongeon de son indice technologique, le Nasdaq, miné par des craintes sur la valorisation des grands noms du secteur et des inquiétudes sur la croissance mondiale.

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Les marchés à la fermeture:

  • TSX 14 308,00 / -127,58 (-0,88%)
  • Dow Jones 16 170,22 / -266,96 (-1,62%)
  • S&P 500 1 833,08 / -39,10 (-2,09%)
  • NASDAQ 4 054,11 / -129,79 (-3,10%)

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Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones, a dégringolé de 1,62%, ou 266,96 points, à 16 170,22 dollars.

Le Nasdaq a chuté de 3,10%, soit 129,79 points, à 4054,11 points, s'établissant à son plus bas niveau depuis le 5 février. Il s'agit de sa plus importante baisse sur une séance depuis le 9 novembre 2011, lorsqu'il avait perdu 3,88%.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a lâché 2,09%, soit 39,10 points, à 1833,08 dollars.

Traduisant la nervosité croissante des acteurs du marché, la volatilité des échanges, mesurée par l'indice VIX, dit «indice de la peur» s'est envolée de 14,98% à 16,11.

Ce plongeon est le résultat «de tout un ensemble de facteurs», a commenté Gregori Volokhine, de Meeschaert America. «Le resserrement futur de la politique monétaire américaine, les craintes d'un ralentissement de la croissance» aux États-Unis, mais aussi en Chine, «l'inquiétude quant à l'absence de mesures de relance de l'activité en Chine» pour y remédier, «les tensions en Ukraine et les mouvements de liquidations des fonds spéculatifs».

La Chine, deuxième économie mondiale, a fait part jeudi d'un net recul en mars de ses exportations, mais aussi de ses importations, à l'inverse des prévisions du marché qui avaient misé sur des progressions.

Ce contexte défavorable a favorisé l'engrenage et la chute des indices, malgré l'annonce d'un fort recul des inscriptions au chômage aux États-Unis début avril.

Le secteur des biotechnologies et les grands noms du secteur technologique, qui avaient attiré à eux une grande partie des investissements des gérants de fortune et des fonds en ont fait les premiers les frais, en plein départ de la saison des résultats.

Au premier chef, ont été visés des titres phares du secteur «tech» comme Netflix, Tesla, Facebook ou Amazon, qui ont plongé respectivement de 5,18%, 5,87%, de 5,21% et de 4,43%.

«Les inquiétudes se sont en effet concentrées sur les sociétés au plus fort ratio «PE» ou Prix/bénéfices», a remarqué Peter Coleman, courtier chez ConvergEx Group. «Jusqu'à aujourd'hui, les biotechnologies s'échangeaient à un ratio de valorisation de 35, soit plus du double du S&P, qui cote à 17». Le Nasdaq se situe à 32.

«On accepte de payer (la valorisation) élevée d'une société quand on sait que les bénéfices seront au rendez-vous. Quand on perd cette confiance», on perd son appétit pour les sociétés aux plus grosses valorisations, a expliqué M. Volokhine.

Le marché obligataire, prisé des investisseurs en temps d'incertitude, a progressé nettement. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,628% contre 2,684% mercredi soir, et celui à 30 ans à 3,503% contre 3,565% à la précédente clôture.




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