Actions et obligations: une année d'extrêmes

«2013 était une année d'extrêmes», a lancé le... (Photo La Presse)

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«2013 était une année d'extrêmes», a lancé le grand patron de la Caisse, Michael Sabia, au cours d'une rencontre avec la presse organisée hier matin pour présenter les résultats de l'institution.

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Le rendement du portefeuille de revenu fixe de la Caisse de dépôt et placement du Québec s'est établi à zéro en 2013. Par contre, le rendement du portefeuille d'actions a atteint 23,7%. «2013 était une année d'extrêmes», a lancé le grand patron de la Caisse, Michael Sabia, au cours d'une rencontre avec la presse organisée hier matin pour présenter les résultats de l'institution.

Revenu fixe

Le portefeuille de revenu fixe compte quatre éléments: les obligations, les dettes immobilières, les valeurs à court terme et les obligations à long terme. Ce sont ces dernières qui ont présenté la plus mauvaise performance avec un rendement négatif de 6,5% en 2013, soit une perte de 143 millions.

Le prix des obligations à long terme a baissé au cours de l'année en raison de la hausse des taux d'intérêt.

«D'après nous, ça représente la fin d'une période de 30 ans de baisse des taux, a affirmé Michael Sabia. C'est un changement important.»

La Caisse a pu limiter les dégâts avec les autres composants du portefeuille de revenu fixe, notamment grâce à une gestion active en ce qui a trait aux obligations et aux dettes immobilières.

«Nous avons préservé le capital, a déclaré le premier vice-président et chef des placements de la caisse, Roland Lescure. Dans l'univers obligataire que nous avons connu l'année dernière, c'est déjà pas mal.»

La Caisse a fait mieux que l'indice de référence, qui s'est retrouvé avec un rendement négatif de 1,2%.

Actions

Pour les actions, la situation a été beaucoup plus reluisante. Le portefeuille d'actions américaines, géré de façon indicielle, a eu un rendement de 41,3%. Le portefeuille EAEO (Europe, Australasie, Extrême-Orient), également géré de façon indicielle, a présenté un rendement de 31,5%.

Le tout nouveau portefeuille d'actions Qualité mondiale a fait mieux que prévu avec un rendement de 32,4%, comparativement à un indice de référence de 26,1%. Ce portefeuille comprend des entreprises d'envergure internationale établies aux États-Unis, comme Colgate, Unilever et PepsiCo.

«Ce sont les meilleures compagnies dans le monde. J'aime Colgate. Ils font du dentifrice. Les gens utilisent du dentifrice tous les jours partout dans le monde. Et l'autre bonne chose avec le dentifrice, c'est que c'est difficile à réutiliser», a dit Michael Sabia.

La Caisse a également surpassé l'indice de référence (14,8%) dans son portefeuille d'actions canadiennes avec un rendement de 16,3%.

La direction a noté qu'elle avait sous-pondéré le secteur des titres aurifères et des télécommunications, qui ont eu plus de difficultés, et surpondéré les titres québécois, qui ont bien tiré leur épingle du jeu.

Prévisions

M. Sabia a profité de l'occasion pour exposer les prévisions de la Caisse en ce qui concerne l'économie mondiale.

«Aux États-Unis, nous sommes très optimistes», a-t-il déclaré.

La dette des ménages et des gouvernements diminue et, avec le développement des ressources en fait de gaz naturel et de pétrole, le pays se rapproche de l'autosuffisance.

La Caisse demeure toutefois très prudente pour ce qui est de l'Europe. «Trop d'austérité risque de mener à la déflation, a déclaré M. Sabia. La situation est fragile.»

Il a affirmé qu'il n'était plus possible de considérer les pays émergents comme un bloc.

«Il faut être très sélectif, a-t-il déclaré. La question des réformes structurelles est primordiale. Les pays qui acceptent de faire ces réformes seront les pays gagnants.»

De son côté, le Canada fait face à de nombreux défis et devra augmenter le niveau de ses exportations. Il ne suffira plus de compter sur la croissance de la consommation intérieure.

M. Sabia a enfin insisté sur la question des politiques monétaires.

«Les banques centrales vont sortir progressivement de cette politique expansionniste, a-t-il déclaré. Cela va nous entraîner sur des terrains inconnus.»




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