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Wall Street pardonne à Google

Le titre de Google a plus que décuplé... (Photo Mark Lennihan, archives AP)

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Le titre de Google a plus que décuplé de valeur depuis son premier appel public à l'épargne il y a neuf ans.

Photo Mark Lennihan, archives AP

Paul Durivage
La Presse

(Billet boursier) Wall Street a le pardon plus facile pour sa vedette que la rue pour Justin Bieber, mettons. Google a bien profité en Bourse hier malgré la conclusion de ses frasques dans les téléphones portables et encore plus après avoir annoncé quelques écarts de résultats.

La deuxième plus grosse capitalisation du NASDAQ a gagné 2,6% en séance au lendemain de l'annonce de la revente à Lenovo, leader de l'ordinateur portatif, de sa filiale de téléphones Motorola Mobile pour 2,9 milliards US, moins de deux ans après l'avoir achetée 12,5 milliards US. Google conserve toutefois la majorité des 17 000 brevets et des capacités de recherche de l'inventeur du premier téléphone portable commercial.

«La cession d'une activité de fabrication d'équipements qui perdait de l'argent a de quoi séduire les actionnaires», estime-t-on chez Morgan Stanley. Selon le courtier, seul le vaste portefeuille de propriété intellectuelle de Motorola intéressait Google. Au final, les brevets estimés à plus de 5 milliards US lui reviendraient à moins de 1 milliard US.

L'ex-gloire de la téléphonie mobile pèse cependant toujours sur les comptes du géant californien. Le fabricant de mobiles, racheté en 2012, a creusé sa perte à 384 millions US, au dernier trimestre de 2013.

Écarts de conduite

C'est ainsi que l'entreprise de Mountain View a raté la cible des analystes avec une croissance de 17% de son bénéfice net qui atteint 3,38 milliards US, soit l'équivalent de 9,90$US par action, au quatrième trimestre.

Le choeur des analystes tablait sur un chiffre de 12,22$US par action.

Le chiffre d'affaires a tout de même augmenté de 20% grâce notamment à des ventes de publicités plus importantes. Les recettes atteignent 13,55 milliards US, en excluant les ristournes aux sites internet qui génèrent du trafic pour les publicités de Google. Le marché n'en attendait pas moins.

Les spéculateurs ont finalement applaudi la performance. Le titre a bondi de 40$, jusqu'à 1176$US, après de premières violentes fluctuations sur le marché parallèle, dans l'heure suivant la publication de ces états financiers. GOOG a plus que décuplé de valeur depuis son premier appel public à l'épargne il y a neuf ans.

Rappelons que cette semaine, Yahoo! a décroché à l'annonce de résultats plutôt mitigés et Apple a trébuché sur des prévisions de plafonnement des affaires, tandis que Facebook a positivement surpris les marchés par sa forte croissance.

Quand ça clique

Google, qui contrôle 91,5% du marché des moteurs de recherche du web, a enregistré une hausse de 31% du nombre de clics sur des publicités publiées sur ses sites. C'est quand les internautes cliquent sur ces publicités que le groupe est payé par les annonceurs. Cette forte progression a compensé une nouvelle baisse du prix moyen par clic qui atteint 11% sur un an.

La popularité croissante des tablettes et téléphones intelligents explique la baisse du prix moyen obtenu puisque les tarifs publicitaires sont moitié moins élevés pour ces plateformes que pour les ordinateurs de bureau.

La hausse des revenus totaux souligne par contre la victoire de Google avec son offre publicitaire multiécran et les nouvelles annonces pour une offre de produit (PLA). Ces dernières contiennent des informations plus complètes concernant le produit, comme son image et son prix.

La recommandation

À la veille de la publication de ses derniers résultats trimestriels, Google avait déjà 39 recommandations d'achat, comparativement à 12 «à conserver» et aucune suggestion de vente, selon le dernier rapport de Bloomberg. Parmi les grandes valeurs technologiques, Facebook et Amazon obtiennent une meilleure cote d'amour, alors que Apple, Yahoo! et Microsoft reçoivent une bonne dose de scepticisme. GOOG est notamment un des titres favoris de la firme JPMorgan pour 2014. Celle-ci compte notamment sur la croissance des plateformes mobiles et du monitorage par l'agence Nielsen de la plateforme vidéo YouTube, qui attire 1 milliard de visiteurs uniques tous les mois dans le monde, avec ou sans les folies de J.B.




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