(New York) Le conglomérat sud-coréen Samsung négocie actuellement l’éventuel rachat du laboratoire américain Biogen, spécialisé notamment dans les maladies neurologiques comme Alzheimer, affirme mercredi le journal Korea Economic Daily.

Publié le 29 déc. 2021
Agence France-Presse

C’est l’entreprise américaine qui a proposé à Samsung de lui vendre ses actions à un prix la valorisant à 42 milliards de dollars US, écrit le quotidien en citant des sources proches des négociations bancaires.

L’action de Biogen a bondi après la parution de l’article en cours de séance, terminant en hausse de 9,5 % à Wall Street à une valorisation de 38 milliards de dollars US.

Contactée par l’AFP, l’entreprise américaine a répondu qu’elle ne ferait « pas de commentaires sur des rumeurs de marchés et/ou des spéculations ».  

Si les discussions aboutissent, il s’agirait de la plus importante acquisition pour Samsung depuis le rachat pour 8 milliards US de l’équipementier américain Harman.

Le conglomérat sud-coréen est surtout connu pour sa filiale Samsung Electronics, le plus grand fabricant mondial de téléphones intelligents.

Mais il gère aussi des activités biopharmaceutiques par le biais de ses filiales Samsung Biologics et Samsung Bioepis.

Fondé en 1978 et basé à Cambridge, dans le Massachusetts, Biogen est pour sa part spécialisé dans le développement de traitements des maladies neurologiques.

Son chiffre d’affaires était de 13,4 milliards US en 2020 pour un bénéfice net de 4 milliards US.

L’entreprise a fait les gros titres cette année en recevant en juin le feu vert des autorités sanitaires américaines pour la commercialisation du premier traitement approuvé contre la maladie d’Alzheimer depuis 2003.

Cette décision avait fait polémique car l’agence américaine du médicament FDA était allée à l’encontre de l’avis d’un comité d’experts qui avait jugé que le traitement n’avait pas suffisamment fait preuve de son efficacité lors des essais cliniques.

Les ventes n’ont pour l’instant pas décollé, les professionnels de santé restant hésitants à prescrire l’onéreux médicament, vendu à 56 000 dollars par an.