(New York) Vivement critiqué pour avoir licencié 900 salariés via la plateforme de téléconférence Zoom, le patron d’un site américain de crédits immobiliers a présenté ses excuses, reconnaissant la brutalité de ses méthodes.

Publié le 8 déc. 2021
Agence France-Presse

« Je n’ai pas suffisamment fait preuve de respect et de reconnaissance envers les personnes affectées et envers leurs contributions », a reconnu mardi dans un courriel adressé à ses employés Vishal Garg, directeur général de Better.com.

« J’assume la responsabilité des licenciements, mais en matière de communication, j’ai commis un impair et ce faisant, je vous ai offensés », a poursuivi M. Garg.

Enregistrée le 1er décembre, la vidéo où le patron annonçait aux salariés la mauvaise nouvelle avait été largement partagée par les médias américains et sur les réseaux sociaux, suscitant l’indignation de nombreux internautes.

« La dernière fois que j’ai fait ça, j’ai pleuré », expliquait M. Garg d’un ton distant. « J’espère être plus fort cette fois-ci », ajoutait-il, invoquant des évolutions du marché pour justifier sa décision.

Puis, il leur expliquait sans émotion : « si vous participez à cette réunion, c’est que vous faites partie du groupe des malchanceux qui sont licenciés ». Avec effet immédiat.  

Quelques jours après l’appel sur Zoom, le patron avait accusé une partie des salariés licenciés d’avoir « volé » l’entreprise « en travaillant en moyenne deux heures par jour tout en enregistrant huit heures de travail dans le registre du personnel » dans un article de blogue anonyme, mais authentifié par le magazine Fortune.

Fondé en 2016, Better.com propose à ses clients d’obtenir des crédits hypothécaires en ligne avec des taux d’intérêt avantageux.

En mai, l’entreprise a annoncé son intention d’entrer en Bourse grâce à une fusion avec une société d’acquisition à vocation spécifique (Spac), espérant une valorisation à 7,7 milliards de dollars.

Pour financer cette opération, Better.com a levé fin novembre un total de 1,5 milliard de dollars en prêts-relais et en obligations convertibles auprès d’investisseurs, dont le fonds japonais SoftBank.