(Montréal) Hydro-Québec annonce jeudi le tracé retenu pour la ligne d’interconnexion Hertel-New York dont la construction débutera au printemps 2023 sur le territoire québécois.

La Presse Canadienne

Ce projet prévoit la livraison de 1250 mégawatts d’hydroélectricité québécoise à la ville de New York à partir de 2025.

Il s’agit d’un contrat de 25 ans pour Hydro-Québec, le plus important contrat d’exportation de la société d’État qui n’a pas dévoilé ses revenus potentiels, mais le premier ministre François Legault a parlé sur les réseaux sociaux, en septembre dernier, d’une entente de principe de plus de 20 milliards sur 25 ans.

Le tracé retenu comprend un segment souterrain de 56,1 kilomètres et un segment sous-marin de 1,6 kilomètre, en très grande majorité dans des emprises publiques. Huit municipalités de la Montérégie seront touchées : La Prairie, Saint-Philippe, Saint-Jacques-le-Mineur, Saint-Édouard, Saint-Patrice-de-Sherrington, Saint-Cyprien-de-Napierville, Saint-Bernard-de-Lacolle et Lacolle.

Le dernier tronçon du tracé longera le ruisseau Fairbanks jusqu’à la rivière Richelieu dans laquelle se trouve le point d’interconnexion avec le réseau américain. Il y aura plus au sud un lien de 545 kilomètres entre la frontière canado-américaine et la ville de New York.

Hydro-Québec invite la population québécoise concernée à se renseigner sur le projet lors de deux rencontres portes ouvertes qui auront lieu le 8 décembre à Lacolle et le 9 décembre à Saint-Jacques-le-Mineur.

Une fois la ligne mise en service, la ligne québécoise fera l’objet d’un partenariat entre Hydro-Québec et le Conseil des Mohawks de Kahnawake qui bénéficiera de retombées économiques pendant 40 ans.