(New York) Le groupe de défense américain Lockheed Martin chutait à Wall Street mardi après avoir abaissé ses prévisions de chiffre d’affaires pour l’année et dévoilé des résultats trimestriels mitigés en raison notamment d’une baisse des ventes de l’avion de combat F-35.

Agence France-Presse

La société a récemment « réexaminé son plan stratégique sur cinq ans au vu de récents évènements externes et dans les programmes », a souligné son PDG, James Taiclet, dans un communiqué.  

Comme de nombreuses entreprises, Lockheed Martin a fait face au cours du troisième trimestre à des problèmes d’approvisionnement. La société met aussi en avant la reprise par le gouvernement britannique fin juin du contrôle d’un programme sur les armes nucléaires (Atomic Weapons Establishment) géré pendant plusieurs années par un consortium incluant Lockheed Martin, Serco et Jacobs Engineering.

Le groupe de défense américain a révisé à la baisse ses prévisions de chiffre d’affaires pour 2021, à 67 milliards de dollars (contre 67,3 à 68,7 milliards prévus auparavant), et pour 2022, à 66 milliards de dollars.  

Lockheed Martin s’attend par ailleurs à une stagnation ou une croissance inférieure à 5 % de ses ventes et de ses bénéfices d’exploitation « au cours des prochaines années », a indiqué M. Taiclet.  

Le titre tombait de 7,5 % dans les premiers échanges de la séance à Wall Street.

Au cours du troisième trimestre, qui se terminait officiellement le 26 septembre pour Lockheed Martin, le chiffre d’affaires a reculé de 3 % à 16 milliards de dollars là où les analystes anticipaient 17,12 milliards.  

Les ventes ont reculé de 2 % dans la division aéronautique, la plus grosse de l’entreprise.

Ce repli, précise l’entreprise, est principalement lié à la baisse des ventes de l’ordre « d’environ 220 millions de dollars » pour le programme du F-35.  

Les ventes dans le segment des missiles ont diminué de 6 % et celles dans la branche « espace », qui fabrique entre autres des satellites et engins spatiaux, de 5 %.

Les ventes tirées de la division « Rotary and Mission » (hélicoptères, systèmes électroniques, formation, entrainement) ont stagné.

Le groupe a vu son bénéfice net chuter de 64 % à 614 millions de dollars sur la période. Il a été lesté par une charge de 1,7 milliard de dollars liés à des versements pour les retraites des employés.  

Ajusté par action et hors éléments exceptionnels, la référence à Wall Street, le bénéfice s’est affiché à 2,21 dollars, soit au-dessus des attentes (1,97 dollar).