(Montréal) Une menace de grève plane sur la Société des alcools du Québec.

Lia Lévesque La Presse Canadienne

Ce sont quelque 800 syndiqués qui travaillent dans les entrepôts de la SAQ et à l’approvisionnement des points de vente de la SAQ qui seraient touchés par un débrayage, le cas échéant.

Ces travailleurs, membres d’une section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ, viennent de voter à 94 % en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève.

En entrevue mardi, Michel Gratton, conseiller syndical au SCFP affecté au dossier, a toutefois souhaité ne pas en venir là. Il note que la négociation se déroule bien, à raison de trois jours-semaine. Cette semaine encore, les parties négocient.

« C’est lent, mais ça avance. Alors on n’a pas l’intention pour tout de suite d’avoir recours à la grève, ou à quelque moyen de pression que ce soit, au moment où on se parle », a affirmé M. Gratton.

En adoptant ce mandat de grève, les travailleurs désiraient démontrer le sérieux de leur volonté d’obtenir un rattrapage salarial, a-t-il expliqué.

Certains titres d’emploi ont un salaire de 17 $ l’heure au premier échelon, a-t-il déploré.

En plus de la rémunération, le statut précaire de plusieurs employés, à temps partiel, de même que les assurances collectives sont en litige.

Aussi, selon M. Gratton, la Société des alcools caresse un projet de livraison à domicile et il souhaite que ce soit ses membres qui s’acquittent de ces tâches. Il veut donc en négocier les conditions.

« Présentement, ça pourrait être Postes Canada ou Purolator. Mais j’ai un problème avec le fait que c’est de l’alcool qu’on livre. Moi, des bouteilles d’alcool laissées à la porte parce que le client n’est pas là… ou identifier le client pour s’assurer qu’il ait 18 ans… Il n’y a à peu près que nos employés qui peuvent faire ce service-là », argue M, Gratton.

La convention collective est arrivée à échéance le 31 mars dernier.

La direction se dit ouverte

Du côté de la direction de la Société des alcools, on a indiqué que « les négociations sont en cours depuis le 22 septembre dernier » et que « le climat à la table est bon, les échanges sont constructifs et avancent normalement ».

La direction rapporte que « les opérations se poursuivent normalement ».

« Notre volonté est la même depuis le début des négociations : parvenir à une entente satisfaisante pour les deux parties dans les meilleurs délais », a fait savoir la direction de la SAQ.