(Edmonton) Aurora Cannabis a indiqué mercredi que 8 % de son effectif mondial serait touché par la fermeture prochaine d’une de ses installations en Alberta.

La Presse Canadienne

Le producteur de cannabis a annoncé que sa propriété Aurora Polaris, à Edmonton, serait fermée dans le cadre d’efforts pour rationaliser ses activités.

« Cette décision n’a pas été prise à la légère. Après un examen minutieux et un approfondi, nous prenons les mesures nécessaires pour renforcer nos activités de base afin de répondre à la demande actuelle et future », a affirmé la société dans un courriel à La Presse Canadienne.

« Nous aspirons à être une organisation plus souple, qui aligne sa cadence à celle de ses concurrents et est sur la voie de la rentabilité. Nous croyons que ces changements sont impératifs pour notre succès futur. »

Un site web du gouvernement de l’Alberta détaillant les principaux projets dans la région montre que l’installation d’Aurora Polaris faisait environ 2787 mètres carrés. Un tiers de l’espace était dédié à l’entreposage et à la distribution de produits à base de cannabis, et le reste à la fabrication de produits.

Selon le site web, la propriété avait un coût estimé à 50 millions de dollars et était adjacente à une installation Aurora Sky, près de l’aéroport international d’Edmonton.

Les activités de distribution médicale d’Aurora Polaris seront transférées à l’installation d’Aurora Sky, tandis que la fabrication sera transférée à Aurora River, à Bradford, en Ontario.

Aurora, dont le siège social se trouve à Edmonton, conservera ses bureaux d’affaires en Alberta.

La société a reporté la publication de ses résultats du quatrième trimestre du 21 septembre au 27 septembre.

Les analystes ne sont pas optimistes par rapport aux chiffres qu’Aurora publiera la semaine prochaine.

Dans une note publiée le 17 septembre, l’analyste Bill Kirk, directeur général de MKM Partners, a indiqué aux investisseurs qu’il pensait qu’Aurora avait « des perspectives limitées » pour améliorer sa position sur le marché du cannabis récréatif, et qu’il était peu probable qu’elle dépasse les attentes au chapitre de sa rentabilité.

Il a souligné qu’au cours des 17 trimestres traversés par Aurora depuis qu’elle est une entreprise publique, elle a raté 17 fois les attentes du consensus en matière de bénéfice avant impôts, intérêt et amortissement (BAIIA), et il pense que l’entreprise générera à peine 50 millions de dollars de revenus.

L’analyste de Cantor Fitzgerald, Pablo Zuanic, a eu la même impression et a affirmé dans une note du 16 septembre que son entreprise avait réduit ses prévisions au sujet d’Aurora et n’entrevoyait pas de BAIIA positif pour l’entreprise dans ses projections sur trois ans.

De telles inquiétudes ont longtemps hanté Aurora, qui a passé une grande partie de la pandémie à superviser une restructuration, à effectuer des mises à pied et à fermer plusieurs autres installations.

La fermeture d’Aurora Polaris était la prolongation de ces efforts, a indiqué la société dans un courriel.

« Bien que nous ayons fait des progrès substantiels dans la transformation d’Aurora, la société continue d’apporter des changements difficiles, mais responsables pour optimiser davantage notre activité », a-t-elle fait valoir.

Aurora n’a pas été seule à effectuer des coupes.

Ses rivales Canopy Growth et Tilray ont toutes deux rationalisé leurs activités tout au long de la pandémie, alors qu’elles avaient une meilleure idée de la demande canadienne de cannabis.

Tilray, par exemple, a indiqué, plus tôt cette semaine, qu’elle fermerait un site à Nanaimo, en Colombie-Britannique, où elle détient des bureaux et une installation de production.