(Stockholm) Le constructeur automobile suédois Volvo Cars, propriété du chinois Geely, a fait état vendredi de résultats semestriels en nette hausse, en dépit de la crise d’approvisionnement actuelle qui pèse sur l’activité.

Agence France-Presse

Le fleuron suédois, qui avait annoncé en mai plancher sur un projet d’introduction en Bourse à Stockholm, estime que ces problèmes d’approvisionnement devraient se poursuivre au second semestre.

« La pénurie mondiale de semi-conducteurs a eu des répercussions sur l’ensemble de l’industrie automobile et Volvo Cars n’a pas fait exception. Une véritable reprise n’est pas attendue avant 2022, avec un retard encore plus important pour les semi-conducteurs les plus avancés », a indiqué le constructeur dans son rapport.

Sur la période janvier-juin, Volvo Cars a enregistré une hausse de son chiffre d’affaires de 26,3 % sur un an, à 141 milliards de couronnes (environ 20 milliards $) et renoué avec les bénéfices, à 8,2 milliards, après un premier semestre 2020 de pertes du fait de la crise du coronavirus.

En volume, Volvo Cars a écoulé 380 757 véhicules, soit un bond de 29 % sur un an — et plus qu’au premier semestre 2019 où il avait vendu 340 826 voitures.

Volvo table sur un second semestre conforme aux chiffres du deuxième semestre 2020, « à moins que l’offre de semi-conducteurs ne s’améliore », selon son patron.

Pour l’ensemble de l’année, le groupe prévoit « une croissance continue de ses ventes et de ses revenus ».

« En supposant que les conditions du marché continuent à se normaliser, cette croissance, ainsi qu’une gestion continue des coûts, devraient améliorer la rentabilité pour atteindre les niveaux prépandémiques », avance l’entreprise.

À l’heure où la possibilité d’une entrée en Bourse à Stockholm est étudiée, Volvo a annoncé en début de semaine racheter les participations en Chine de sa maison mère Geely Holdings dans leurs coentreprises.

Cet accord, considéré par les analystes comme une manœuvre visant à renforcer l’image de Volvo avant une éventuelle introduction en bourse, permet désormais au constructeur de prendre le contrôle total de ses usines de fabrication de voitures et de ses opérations de vente en Chine.

Racheté à l’américain Ford en 2010 par le chinois Geely, Volvo Cars a redressé spectaculairement ses comptes et son image de marque haut de gamme, malgré son nouveau giron chinois. Il a misé en outre sur les voitures autonomes, où il est aujourd’hui l’un des plus avancés.

Le constructeur suédois, qui a bien résisté à la crise du coronavirus en 2020 avec une forte reprise au second semestre, ambitionne également de sortir du moteur à combustion et veut être tout électrique d’ici 2030.