(New York) Citigroup a vu son bénéfice net bondir à 6,2 milliards de dollars d’avril à juin, profitant comme le reste des grandes banques américaines d’une baisse des réserves mises de côté en début de pandémie au vu de l’amélioration de l’activité économique.

Agence France-Presse

Sur la même période il y a un an, le bénéfice net de la banque s’était élevé à 1,1 milliard de dollars.

« Le rythme de la reprise au niveau mondial est plus élevé qu’attendu et entraîne au passage la confiance des consommateurs et des entreprises », a souligné la patronne de l’entreprise, Jane Fraser, dans un communiqué.  

L’établissement, qui avait mis des milliards de dollars de côté pour faire face aux éventuels impayés de ses clients, a relâché 2,4 milliards de dollars de réserves au deuxième trimestre et encaissé moins de pertes liées aux prêts accordés.  

Cette évolution est liée à « l’amélioration de la qualité des portefeuilles et à l’amélioration continue des perspectives macroéconomiques », avance la banque.

Son chiffre d’affaires a lui baissé de 12 % à 17,5 milliards en raison d’une activité moins frénétique sur les marchés qu’au deuxième trimestre 2020 et de dettes moins élevées sur les cartes de crédit.

Si les clients particuliers dépensent plus, ils remboursent aussi plus rapidement les sommes dues à la banque. Avec des revenus gonflés par les aides du gouvernement, ils déposent aussi plus d’argent sur leurs comptes.

Citigroup impute également le recul de son chiffre d’affaires aux taux d’intérêt moins élevés, qui affectent le montant que l’établissement gagne en prêtant de l’argent à ses clients.

Du côté des clients institutionnels, les revenus tirés de l’activité sur les marchés ont baissé de 30 %.  

Ceux générés par la banque d’affaires ont progressé de 6 %, tirés par l’activité de conseil aux entreprises souhaitant effectuer des opérations de fusions-acquisitions ou entrer en Bourse.

L’action du groupe progressait de 0,4 % dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la Bourse de New York.