(New York) American Airlines a annoncé mardi avoir profité du redressement du trafic aérien aux États-Unis pour rétablir un flux de liquidités positif au deuxième trimestre pour la première fois depuis le début de la pandémie.

Agence France-Presse

La compagnie, qui brûlait jusqu’à 100 millions de dollars par jour au début de la propagation de la COVID-19, est parvenue à dégager un million de dollars, en net, quotidiennement d’avril à juin, détaille un communiqué.

« Nous avons terminé le deuxième trimestre avec plus de 21 milliards de liquidités disponibles totales, de loin le montant le plus élevé de l’histoire d’American », se sont félicités Doug Parker, le directeur général, et Robert Isom, le responsable des opérations aux États-Unis, dans un message aux employés.

L’entreprise, qui dévoilera ses résultats trimestriels définitifs le 22 juillet, s’attend toujours à un chiffre d’affaires en baisse de 37,5 % au deuxième trimestre par rapport à la même période de 2019, avant la pandémie.

En incluant un gain fiscal exceptionnel, la compagnie anticipe un résultat compris entre une perte nette de 35 millions et un bénéfice net de 25 millions. Ajustée de cet élément exceptionnel, sa perte devrait être comprise entre 1,1 milliard et 1,2 milliard de dollars.

Mais le chiffre d’affaires est meilleur que prévu, ont souligné les responsables dans leur message. « Nous avançons clairement dans la bonne direction. »

L’entreprise s’attendait à un chiffre d’affaires en baisse de 40 %, rappellent-ils. Et la perte ajustée, même si elle reste importante, « est la plus faible depuis le début de la pandémie », ajoutent les responsables.

L’action d’American, qui avait reculé de près de 4 % lors de la séance officielle Wall Street mardi, remontait d’environ 1,5 % dans les échanges électroniques après la parution des nouveaux chiffres.  

La campagne de vaccination contre la COVID-19 aux États-Unis a permis une réouverture progressive de l’économie. Et les Américains se sont remis à voyager : le nombre de passagers contrôlés par l’agence de sécurité dans les transports (TSA) reste entre 15 % et 20 % inférieur à celui d’avant la pandémie, mais dépasse désormais régulièrement les 2 millions par jour.