(Bombay) Le conglomérat indien Reliance Industries a publié vendredi un bénéfice net multiplié par deux au premier trimestre, porté par ses activités pétrolières et de vente au détail.

Agence France-Presse

Reliance a profité de l’assouplissement des restrictions sanitaires en Inde durant les trois premiers mois de l’année, avec un effet positif sur les secteurs du transport et de la vente de détail, avant que la deuxième vague particulièrement violente de coronavirus n’impose aux autorités une nouvelle série de restrictions ce mois-ci.

Les profits en hausse de 108 %

Le groupe, qui appartient à Mukesh Ambani, l’homme réputé le plus riche d’Asie, a vu son bénéfice net consolidé progresser de 108 % à 132,27 milliards de roupies (2,2 milliards de dollars canadiens), contre 63,48 milliards un an plus tôt.

« Nos activités grand public ont agi comme une ligne de survie tant physique que numérique pour le pays en cette période difficile », a estimé M. Ambani dans un communiqué.

L’opérateur télécom du groupe, Jio, a vu sa base de clients progresser de 15 millions de nouveaux abonnés durant le trimestre, avec un chiffre d’affaires en hausse de 18,9 %, alors que les restrictions imposent des usages numériques plus importants aux Indiens.

Le résultat d’exploitation du conglomérat a progressé de 11 % à 1540 milliards de roupies (25,6 milliards de dollars canadiens), avec une hausse de 20 % pour les activités de commerce de détail et 4,4 % pour celles de raffinerie.

Reliance contre Amazon : combat de titans en Inde

Reliance est actuellement engagé dans une bataille à gros enjeux avec l’américain Amazon pour le contrôle du marché indien du commerce en ligne.

Les deux groupes s’affrontent concernant l’acquisition du groupe indien de commerce de détail Future Groupe par M. Ambani, qu’Amazon tente de retarder, obtenant d’un panel d’arbitrage situé à Singapour une demande de suspension de l’achat.

Reliance a rejeté l’ordre du panel, estimant que l’accord avec Future Group respecte les lois indiennes.

Amazon, qui détient une part du capital d’une des filiales de Future Group disposant elle-même d’une option pour acheter sa maison-mère, affirme que l’accord avec Reliance, pour 3,4 milliards de dollars américains, est une rupture de contrat.

Le titre de Reliance a perdu 1,42 % vendredi à la Bourse de Bombay, avant la publication des résultats.