Le géant espagnol Repsol s’associe à Enerkem pour construire une usine de valorisation des matières résiduelles à Tarragone, en Espagne.

Hélène Baril
Hélène Baril La Presse

La valeur de l’investissement prévu n’a pas été précisée. Un troisième partenaire, Agbar, spécialisé dans la gestion de l’eau et des matières résiduelles, est impliqué dans le projet. La future usine pourrait traiter 400 000 tonnes de déchets solides municipaux non recyclables et les transformer en 220 000 tonnes de méthanal.

L’usine devrait être opérationnelle en 2025, selon Enerkem, « une fois que la décision définitive d’investissement du projet aura été prise, ce qui devrait être accompli d’ici le premier trimestre de 2022 », a fait savoir l’entreprise dans un communiqué.

En 2016, Enerkem avait annoncé un investissement du même genre à Rotterdam, avec des partenaires importants comme Akzo Nobel et Air Liquide. Le projet est toujours « en développement », selon Enerkem.

Enerkem construit actuellement une usine de production de méthanol à partir des matières résiduelles à Varennes, au Québec, dont la mise en service est prévue en 2023.

La participation de Repsol dans le projet de Tarragone est une avancée importante, selon le chef de la direction et chef de la direction financière d’Enerkem, Dominique Boies.

« Nous sommes fiers que Repsol se joigne à nous en tant que partenaire pour soutenir davantage notre installation de Tarragone. Sa solide expertise dans le domaine, combinée à celle d’Agbar, nous permettra de mettre en valeur les nombreux avantages offerts par notre technologie de rupture unique, qui permet de transformer les déchets en plastiques renouvelables ou en biocarburants avancés », a-t-il fait savoir.