(Stellarton) Empire Company a vu ses ventes grimper au cours du plus récent trimestre, la pandémie continuant d’avoir un impact sur la façon dont les Canadiens achètent leur nourriture, a souligné mercredi le propriétaire des chaînes de supermarchés IGA et Sobeys.

La Presse Canadienne

Les Canadiens se sont présentés moins fréquemment en magasin et ont acheté davantage lorsqu’ils l’ont fait au troisième trimestre de la société, portant le bénéfice d’Empire à 176,3 millions, contre celui de 120,5 millions réalisé pour la même période un an plus tôt, a indiqué le détaillant établi à Stellarton, en Nouvelle-Écosse.

Les clients se sont tournés vers les supermarchés en tant que guichet unique pour répondre à tous les besoins de leur ménage, et ont acheté de plus en plus de nourriture en ligne, a souligné Empire.

Ces tendances ont aidé la chaîne d’épiceries à renforcer sa « vigueur sous-jacente », notamment en améliorant sa part de marché et sa la marge brute, a précisé le président et chef de la direction d’Empire, Michael Medline.

La société a également fait des progrès dans ses activités opérationnelles et de mise en marché, qui, selon lui, « surpassent de loin » ce qu’elles étaient il y a quatre ans.

« J’attribue notre succès aux efforts ciblés que nous déployons et à la rigueur dont nous faisons preuve dans la mise en œuvre de notre stratégie, tout en respectant nos valeurs », a affirmé M. Medline dans un communiqué.

Entre-temps, Empire a indiqué que la croissance des ventes était aussi attribuable à l’expansion de ses enseignes FreshCo dans l’Ouest canadien et Farm Boy en Ontario.

Les gains ont été partiellement contrebalancés par une baisse des ventes de carburant et les fermetures temporaires de magasins dans l’Ouest, pendant que certains magasins étaient convertis en FreshCo.

Les ventes en ligne d’Empire ont progressé de 315 % par rapport à l’an dernier, alors que se poursuivaient les confinements et les restrictions liées à la COVID-19 dans tout le pays pendant le trimestre clos le 30 janvier.

La base de magasins du détaillant, surtout composée d’établissements conventionnels, a bénéficié du comportement des consommateurs qui consiste à ne visiter qu’un seul grand magasin par semaine depuis le début de la pandémie en mars 2020, a souligné l’analyste Irene Nattel, de RBC Dominion valeurs mobilières, dans une note à ses clients.

Cela a été particulièrement le cas pendant les confinements comme ceux mis en place après Noël, a-t-elle affirmé.

Hausse des ventes des magasins comparables

Entre-temps, la société a introduit une prime de confinement temporaire pour les employés de première ligne de ses magasins et de ses centres de distribution au troisième trimestre, alors que certaines provinces remettaient en place des restrictions de confinement.

Le coût de la prime et le maintien des mesures de désinfection et de sécurité ont augmenté les frais de vente et les charges administratives d’environ 19 millions, dont 9 millions pour la prime, a précisé Empire.

Les ventes sont restées solides au quatrième trimestre jusqu’à présent, a indiqué l’entreprise. Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an, en excluant les ventes de carburant, ont progressé de 9 % au cours des cinq premières semaines du trimestre par rapport à l’an dernier.

Mais il est peu probable que cette augmentation soit soutenue tout au long du trimestre en raison des « fortes ventes enregistrées l’an dernier en raison de la COVID-19 », a prévenu Empire.

« La société a commencé à reprendre le dessus depuis le moment où les activités d’approvisionnement ont été intensifiées dans les magasins », a affirmé l’épicier, notant qu’au quatrième trimestre de l’année dernière, la société avait enregistré une croissance des ventes dans les magasins ouverts depuis au moins un an de 18 %.

« Les comportements d’achat des consommateurs ont évolué tout au long de la pandémie de COVID-19 », a poursuivi l’entreprise. « Pour cette raison, la comparaison des ventes du quatrième trimestre et de celles de la période correspondante de l’exercice précédent sera moins significative, car elle ne donnera pas une indication complète du rendement sous-jacent. »

Le bénéfice par action d’Empire s’est chiffré à 66 cents au plus récent trimestre, comparativement à celui de 45 cents du même trimestre un an plus tôt.

Les revenus trimestriels ont totalisé près de 7,02 milliards, en hausse par rapport à ceux de 6,40 milliards de l’an dernier. Les ventes des magasins ouverts depuis au moins un an ont grimpé de 10,7 %.