(New York) L’émetteur de cartes de crédit American Express (AmEx) est parvenu à dépasser les attentes en fin d’année, mais ses clients, en grande majorité les « cols blancs », ont peu dépensé parce qu’en télétravail du fait des restrictions liées à la pandémie.

Agence France-Presse

Le groupe new-yorkais, qui cible particulièrement les cadres supérieurs et les riches, a enregistré un bénéfice net de 1,44 milliard de dollars au quatrième trimestre 2020, en baisse de 15 % sur un an, selon un communiqué publié mardi.

Si le bénéfice par action ajusté, référence des investisseurs américains, de 1,76 dollar est supérieur aux attentes (1,31 dollar), le chiffre d’affaires trimestriel a diminué de 18 % à 9,4 milliards.  

C’est la même tendance pour l’ensemble de l’année 2020 : le bénéfice net a fondu de plus de moitié à 3,1 milliards de dollars, tandis que les revenus ont reculé de 17 % à 36,1 milliards.

AmEx attribue ce décrochage général à la baisse des dépenses effectuées par les détenteurs de ses cartes, prisées par les milieux d’affaires non seulement parce que le plafonnement des dépenses est élevé, mais aussi à cause de nombreux services « exclusifs » et programmes de fidélité.

Les dépenses des clients ont diminué de 18 % sur un an au seul quatrième trimestre.

AmEx a aussi pâti d’un taux d’imposition élevé comparé par exemple au quatrième trimestre 2019 : 22,6 % contre 14,8 %.

Ces informations provoquaient un recul de plus de 2 % de l’action dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de Wall Street.

Quelques points positifs émergent néanmoins : les provisions liées aux impayés et les coûts ont considérablement diminué, indique AmEx, qui fait en outre remarquer qu’il a eu à offrir moins de bénéfices à ses clients grands voyageurs cloués à la maison à cause de la pandémie.

Le groupe se veut optimiste pour 2021 et affirme avoir observé une nette amélioration de son activité.

« Si nous continuons à voir l’impact de la pandémie de COVID-19 sur notre activité, les choses ont commencé à s’améliorer de façon continue au quatrième trimestre », a déclaré le PDG  Stephen J. Squeri, cité dans le communiqué.

« Les dépenses des détenteurs de cartes continuent de s’améliorer et les achats non liés aux voyages et au divertissement ont dépassé les niveaux atteints avant la pandémie pour le deuxième trimestre consécutif », a-t-il ajouté.