Alain Bellemare vient d’être engagé comme président international chez Delta, le plus important transporteur américain. Remercié de Bombardier en mars 2020, l’ex-dirigeant a été maintes fois critiqué à cause de sa généreuse rémunération et de la décroissance du fleuron québécois.

Isabelle Dubé Isabelle Dubé
La Presse

L’annonce de cette embauche par Delta a été faite dans une lettre interne du PDG de la compagnie aérienne, datée du 13 janvier, et publiée ensuite sur Twitter par un journaliste spécialisé.

« Ayant une vaste expérience internationale comme dirigeant d’une organisation aérospatiale de plusieurs milliards dollars, Alain dirigera notre portefeuille d’investissements internationaux en étroite collaboration avec nos partenaires alors qu’ils se remettent d’une pandémie », écrit Ed Bastian, PDG de Delta Air Lines dans la lettre destinée aux employés de la compagnie.

Alain Bellemare habite actuellement à Montréal, mais prévoit déménager à Atlanta avec sa conjointe et les deux filles de cette dernière, indique la lettre.

Âgé de 59 ans, Alain Bellemare entre en poste chez Delta alors que l’industrie de l’aviation est en crise. Un type de défi qu’il connaît. À la tête de Bombardier de 2015 à 2020, son mandat consistait à redresser la multinationale et à alléger sa lourde dette, mais s’est plutôt soldé par une décroissance.

Remplacé par Éric Martel en mars dernier, il a touché une indemnité de départ de 17,5 millions de dollars. Selon l’information publiée par Bombardier dans une circulaire, M. Bellemare a touché une rémunération totale de 10,6 millions de dollars américains lors de chacune des années 2017 et 2018.

En août dernier, il avait été recruté comme consultant en affaires gouvernementales, aéronautiques et de défense par une firme d’investissement de Washington, la firme Carlyle Group.