Québec est d’accord pour que les magasins à l’intérieur des centres commerciaux puissent accueillir des clients en utilisant la porte arrière qui sert à la réception des marchandises. Mais l’aval de la Santé publique se fait attendre.

Marie-Eve Fournier Marie-Eve Fournier
La Presse

Le Ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) a annoncé aux associations de détaillants qu’un plus grand nombre de commerces que prévu pourraient ouvrir leurs portes dans les prochaines semaines.

« C’est une très belle nouvelle. Plus on ouvre de portes et mieux c’est ! » a réagi Stéphane Drouin, DG du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD). Un enthousiasme entièrement partagé par le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD). « Ça va favoriser la reprise économique de détaillants qui ont un accès direct vers l'extérieur », dit son porte-parole Jean-François Belleau.

Or, dans un Tweet vendredi après-midi, le ministre Pierre Fitzgibbon a affirmé que « l'analyse pour l'utilisation de la porte arrière et l'ouverture de petits centres d'achat est toujours en cours ».


Il s’avère que la Santé publique n’a pas encore donné son feu vert.

La mesure pourrait notamment permettre au détaillant de chaussures Nero Bianco d’ouvrir « son deuxième plus gros magasin, à Alma », donne en exemple Stéphane Drouin, qui espère que l’assouplissement soit autorisé.

Rappelons que les commerces ayant une porte menant au grand air pourront ouvrir 11 mai dans la grande région de Montréal et le 4 mai ailleurs dans la province. Aucune date d’ouverture des centres commerciaux avec galeries marchandes n’a encore été communiquée par Québec.

« Selon les discussions qu’on a eues avec les grands propriétaires de centres commerciaux, ils sont très ouverts à l’idée en autant que ça respecte le code de la sécurité des incendies et que les règles sanitaires puissent être respectées », a précisé M. Drouin au cours d’un entretien téléphonique.

Selon le CQCD, les détaillants prévoient réaménager leur arrière-boutique pour créer un corridor propice à l’accueil de la clientèle et sécuritaire.

On ignore combien de magasins pourront profiter de cette autorisation. Mais « il y a plein de petits centres commerciaux en région qui n’ont pas de couloir à l‘intérieur pour le transport des marchandises », souligne M. Belleau.