(Washington) Le département américain de la Justice a décidé de poursuivre Walmart, alléguant que le détaillant a illégalement distribué des substances contrôlées par l’entremise de ses pharmacies, contribuant ainsi à alimenter la crise des opioïdes.

La Presse Canadienne

Déposée mardi, cette requête civile souligne le rôle que les pharmacies de l’entreprise ont pu jouer en remplissant les ordonnances d’opioïdes et en distribuant illégalement des substances contrôlées aux pharmacies au plus fort de la crise des opioïdes. Walmart exploite plus de 5000 pharmacies dans ses magasins aux États-Unis.

Le département de la Justice allègue que la chaîne a enfreint la loi fédérale en acceptant des milliers d’ordonnances de substances contrôlées que ses pharmaciens « savaient invalides », a déclaré Jeffrey Clark, le procureur général adjoint par intérim en charge de la division civile.

Les procureurs fédéraux allèguent également que le géant du commerce de détail a également « violé systématiquement son obligation légale de détecter les commandes suspectes de substances contrôlées » et de les signaler au gouvernement fédéral, a souligné M. Clark.

« Walmart savait que ses centres de distribution utilisaient un système inadéquat pour détecter et signaler les commandes suspectes, a déclaré Jason Dunn, le procureur du Colorado. En raison de ce système inadéquat, pendant des années, Walmart n’a signalé pratiquement aucune commande suspecte. En d’autres termes, les pharmacies de Walmart ont commandé des opioïdes d’une manière essentiellement non surveillée et non réglementée. »

Cette démarche après que Walmart a déposé sa propre poursuite préventive à l’endroit du département de la Justice, le procureur général William Barr et la Drug Enforcement Administration (DEA).

Dans sa requête, Walmart a déclaré que l’enquête du ministère de la Justice - qui a débuté en 2016 - avait identifié des centaines de médecins ayant rédigé des ordonnances jugées problématiques. Les pharmaciens de Walmart n’auraient ainsi pas dû les accepter. Mais la poursuite reprochait près de 70 % des médecins d’avoir toujours des enregistrements actifs auprès de la DEA.

Walmart allègue avoir été blâmée par le gouvernement en raison d’une absence de politiques réglementaires pour endiguer la crise. L’entreprise demande à un juge fédéral d’empêcher le Washington d’exiger des dommages-intérêts civils.