(San Francisco) L’éditeur américain de jeux vidéo Activision Blizzard, propriétaire des titres Call of Duty et Candy Crush, a publié jeudi des résultats trimestriels meilleurs que prévus et relevé ses prévisions pour 2020, mais a vu son nombre d’usagers diminuer.

Agence France-Presse

« Activision Blizzard a dépassé ses prévisions pour le troisième trimestre », a commenté le groupe dans un communiqué de presse, faisant état de bons résultats dans leurs trois « moteurs de croissance », que sont « l’audience, l’engagement et l’investissement des joueurs ».

Le bénéfice net atteint 604 millions de dollars pour les mois de juillet à septembre, contre 204 millions l’an passé à la même période.

Le groupe a gagné 1,95 milliard de dollars sur le trimestre, une hausse de 52 % en rythme annuel. C’est également bien mieux que le 1,69 milliard attendu.

L’éditeur de jeux a bénéficié des mesures de distanciation sociale, liées à la pandémie de COVID-19, qui poussent les gens à passer beaucoup plus de temps chez eux.

Activision Blizzard explique que « la réussite des principaux lancements de contenus, des opérations en direct et de (ses) nouvelles approches d’engagement et de modèles commerciaux dans les franchises clés a été le principal moteur de (ses) résultats ».  

Le bénéfice par action, référence en Amérique du Nord, ressort à 88 cents, contre 38 cents l’an passé, bien supérieur aux 65 cents attendus.

L’entreprise a de nouveau revu à la hausse ses prévisions de revenus pour 2020, et table désormais sur 7,7 milliards de dollars, contre 7,3 milliards annoncés en août. Elle s’attend désormais à un bénéfice par action ajusté de 3,08 dollars, contre 2,87 dollars anticipés auparavant.

Malgré ces résultats de bonne facture, l’action d’Activision reculait de 1,29 % dans les échanges électroniques à Wall Street vers 18 h 15.

Les investisseurs semblaient surtout réagir à la baisse de 38 millions d’usagers mensuels actifs par rapport au trimestre précédent ainsi qu’au recul de 37 % en rythme annuel du niveau de trésorerie de l’entreprise, qui s’est établi à 196 millions de dollars

L’éditeur avait informé au début du mois les quelque 270 salariés de son site de Versailles, près de Paris en France, qu’il comptait le fermer, dans le cadre d’une réorganisation de ses activités.