(Washington) Le pétrolier américain ExxonMobil, affecté par la baisse de la demande et la chute des prix du pétrole en raison de la pandémie de COVID-19, a annoncé jeudi la suppression d’environ 1900 emplois aux États-Unis.

Agence France-Presse

« Dans le cadre d’un examen global approfondi annoncé plus tôt cette année, la société prévoit de réduire ses effectifs aux États-Unis, principalement dans ses bureaux de direction à Houston, au Texas », a-t-il indiqué dans un bref communiqué.  

« L’entreprise prévoit qu’environ 1900 employés seront touchés par des plans de départs volontaires et involontaires », a-t-il précisé.

Fin 2019, le groupe employait 74 900 personnes dans le monde, selon les données du rapport annuel.

À ce nombre s’ajoutaient 13 300 contractuels, a indiqué un porte-parole à l’AFP.

Le groupe estime que le nombre d’employés dans le monde allait baisser de 15 % d’ici fin 2022 comparé à fin 2019, a-t-il précisé.

Le groupe n’a pas communiqué le nombre d’employés aux États-Unis.

Le prix du baril de pétrole était tombé en avril et en mai à son niveau le plus bas depuis deux décennies, en dessous de 20 dollars le baril en raison de la baisse de la demande due aux mesures de confinement des populations dans le monde entier.

Le prix est remonté à environ 40 dollars actuellement, mais il reste inférieur de plus de 15 dollars à son niveau d’il y a un an.

La pandémie de COVID-19 a paralysé l’activité économique mondiale.

Avec un transport aérien terrassé par l’absence de voyageurs, des foyers qui utilisent moins leur voiture en raison du télétravail et de la réduction des voyages, le secteur pétrolier est ainsi à la peine.