(New York) Le groupe pharmaceutique américain Pfizer a fait part mardi d’un plongeon de son bénéfice net au troisième trimestre, affecté en partie par l’impact de la COVID-19 sur les ventes de certains médicaments, tandis qu’il continue à travailler sur un vaccin.  

Agence France-Presse

La société a déjà indiqué vouloir demander une autorisation d’urgence pour son vaccin contre le nouveau coronavirus, développé en partenariat avec la société allemande BioNTech, auprès des autorités américaines lors de la troisième semaine de novembre.

Pfizer a précisé mardi avoir recruté plus de 42 000 participants pour son essai clinique, 36 000 d’entre eux ayant déjà reçu une deuxième dose au 26 octobre.

En attendant la distribution à grande échelle d’un vaccin, la pandémie a continué à perturber la demande pour certains produits en Chine et à réduire les visites des patients chez les médecins aux États-Unis, souligne le groupe dans un communiqué. Cela a un impact de l’ordre de 500 millions de dollars sur ses ventes.

En conséquence, le chiffre d’affaires total du laboratoire a reculé de 4 % à 12,1 milliards de dollars, soit un peu en dessous des attentes des analystes (12,33 milliards).

Pour se maintenir à flot, Pfizer a pu compter sur les bons résultats de ses « blockbusters » Eliquis (+9 %), un anticoagulant, et Ibrance, un traitement contre le cancer du sein (+6 %). Les ventes totales du vaccin Prevenar 13 (contre le pneumocoque) ont, elles, reculé de 3 %.

Son bénéfice net a chuté de 71 %, à 2,2 milliards de dollars.  

Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, la référence à Wall Street, le bénéfice du groupe s’est affiché à 72 cents, soit un peu au-dessus des attentes des analystes (71 cents).  

Le groupe a aussi resserré ses prévisions : il s’attend à un chiffre d’affaires pour 2020 compris entre 48,8 milliards et 49,5 milliards de dollars, contre une précédente fourchette comprise entre 48,6 milliards et 50,6 milliards.

Il anticipe par ailleurs un bénéfice ajusté par action compris entre 2,88 et 2,93 dollars contre une précédente fourchette comprise entre 2,85 et 2,95 dollars.

L’action du groupe cédait 0,2 % dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la séance officielle.