(New York) Le laboratoire pharmaceutique américain Merck, soutenu par la forte progression des ventes de son anticancéreux Keytruda et ses produits pour animaux, a vu ses profits bondir au troisième trimestre et a relevé ses prévisions pour l’année.  

Agence France-Presse

Le groupe a toutefois été affecté sur la période par la pandémie, qui a fait reculer les ventes de son vaccin Gardasil – indiqué pour la prévention du cancer du col de l’utérus – à la rentrée et perturbé les visites des patients chez les médecins.  

Le chiffre d’affaires n’a ainsi progressé que de 1 % à 12,6 milliards de dollars, détaille un communiqué.  

Mais Merck a pu se reposer dans le même temps sur son produit-vedette : les ventes du Keytruda, qui représente plus d’un quart des recettes de Merck, ont bondi de 21 %.  

Celles des produits dédiés à la santé des animaux ont progressé de 9 %.

Le bénéfice net de la société s’est envolé de 55 % entre juillet et septembre, à 2,9 milliards de dollars. Ajusté par action et hors éléments exceptionnels, mesure préférée des investisseurs, il s’affiche à 1,74 dollar, soit bien au-dessus des prévisions des analystes (1,43 dollar).

Son action montait de 1,2 % dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la séance à la Bourse de New York.

L’entreprise estime que la pandémie a surtout affecté ses ventes au deuxième trimestre, mais qu’elle continuera à affecter, dans une moindre mesure, son activité au quatrième trimestre, en particulier en Europe et dans certains pays émergents.  

La COVID-19 devrait au total affecter son chiffre d’affaires à hauteur d’environ 2,35 milliards de dollars en 2020.

Mais le laboratoire a aussi diminué ses dépenses en raison de la pandémie.

Aussi le groupe a-t-il légèrement relevé ses prévisions de chiffre d’affaires pour l’ensemble de l’année à une fourchette comprise entre 47,6 milliards et 48,6 milliards de dollars. Il a également un peu remonté ses prévisions de bénéfice ajusté par action à une fourchette comprise entre 5,91 et 6,01 dollars.  

Merck travaille aussi sur le développement de plusieurs vaccins et traitements contre la COVID-19, même s’il est moins avancé que certains concurrents sur ce terrain.  

Il vient ainsi seulement de débuter un essai clinique de phase 1 pour un vaccin reposant sur une plateforme utilisée habituellement pour la rougeole et prévoit de débuter « bientôt » un essai clinique pour un autre vaccin reposant sur la technologie déjà approuvée pour la lutte contre Ebola.