(New York) Comme depuis plusieurs mois, Caterpillar s’est reposé au troisième trimestre sur la réduction des coûts pour résister au ralentissement de l’économie mondiale causé par la pandémie de coronavirus.

Agence France-Presse

Le fabricant d’engins de chantier et de construction a annoncé mardi des résultats trimestriels qui ont déjoué les pronostics les plus optimistes.

Il a certes vu son bénéfice net fondre de plus de moitié sur un an, à 668 millions de dollars, mais rapporté par action et hors éléments exceptionnels, le groupe a gagné 1,22 dollar, contre 1,12 dollar anticipé en moyenne par les marchés financiers, selon un communiqué.

Affecté par une baisse des volumes de ventes, le chiffre d’affaires a pour sa part plongé de 23 % à 9,88 milliards de dollars, légèrement supérieur aux 9,80 milliards escomptés.

Caterpillar est considéré comme un baromètre de l’économie réelle parce que ses engins, matériels, équipements et services – pelleteuses, pelles électriques comme hydrauliques, etc. – sont utilisés dans de nombreux secteurs d’activité dépendant de la conjoncture. C’est le cas de la construction d’infrastructures et de bâtiments, des travaux de terrassement, de l’entretien des voies et traverses ainsi que du secteur minier.

Les revenus ont d’ailleurs fluctué en fonction de la courbe de la croissance dans chacune des zones géographiques.  

La chute n’a été que de 8 % en Asie-Pacifique, la Chine ayant rouvert une grande partie de son économie, tandis que le plongeon a été de 30 % en Amérique du Nord où l’activité économique est au ralenti à cause de contaminations à la COVID-19 encore élevées.

« Nos résultats du troisième trimestre sont très largement conformes à nos attentes », a souligné le PDG Jim Umpleby, ajoutant que le groupe entrevoyait des « signes positifs » dans certaines industries et zones géographiques.

« Nous continuons à mettre à exécution notre stratégie et sommes prêts à ajuster (l’activité) au changement des conditions de marché », a assuré le grand patron.

Malgré ce ton résolument optimiste, l’action baissait de plus de 1 % dans les échanges électroniques à Wall Street.

Des éléments négatifs demeurent : la marge opérationnelle est par exemple passée de 15,8 % au troisième trimestre 2019 à 10 % un an plus tard.

Caterpillar continue donc de réduire les coûts, en l’occurrence les dépenses discrétionnaires (consultants, voyages et réceptions). Ses dépenses opérationnelles ont ainsi chuté de 20,7 % en un an.