(San Francisco) De juillet à septembre, IBM a vu son chiffre d’affaires baisser pour le troisième trimestre consécutif d’après son communiqué de résultats paru lundi, qui a fait perdre du terrain à son titre à Wall Street.

Agence France-Presse

Le géant de l’informatique américain a généré 17,56 milliards de dollars de revenus pendant le troisième trimestre, contre 18 milliards l’année dernière, en baisse de 2,6 %, mais a dégagé un bénéfice net en légère hausse de 1,8 % à 1,7 milliard.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action ajusté ressort à 2,58 dollars, conforme aux attentes des analystes financiers, qui anticipaient par ailleurs des revenus trimestriels aux alentours de 17,54 milliards.

IBM a mis en avant la progression de ses revenus liés au nuage (informatique à distance) : 6 milliards de dollars sur les trois mois écoulés, en hausse de 19 %.

Ces résultats confortent sa décision de scinder ses activités de gestion d’infrastructures en une société cotée pour se concentrer sur le nuage, comme annoncé début octobre.  

La séparation « va nous permettre de nous concentrer sur la plateforme de nuage hybride d’IBM et nos capacités en intelligence artificielle », a répété lundi Arvind Krishna, le directeur général de la société, qui prétend à une plus grosse part d’un « marché potentiel de 1000 milliards de dollars ».

La scission devrait avoir lieu d’ici la fin de 2021 sous la forme d’une transaction non imposable pour les actionnaires.

Cette nouvelle avait fait grimper l’action IBM, mais lundi, en revanche, le titre perdait plus de 2 % lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse.

Pour rebondir, IBM mise sur l’appétit des entreprises pour le nuage, et notamment le nuage hybride, mélange de nuage « privé » (serveurs en propre) et « public » (serveurs d’un fournisseur comme Amazon ou Microsoft, les leaders du secteur).

« La solide performance de nos activités de nuage, menées par Red Hat, démontre l’adoption croissante de notre plateforme de nuage hybride par nos clients », a affirmé M. Krishna.

Sa filiale Red Hat, rachetée en 2018 pour 34 milliards de dollars, gère notamment le système d’exploitation libre Linux.

La société semble néanmoins avoir plus souffert de la pandémie que les géants des technologies. Au deuxième trimestre, le patron avait reconnu « ressentir l’impact des mesures d’austérité que les entreprises ont mises en place pour préserver leurs liquidités et leur capital ».

Face à ces incertitudes, le groupe avait retiré ses prévisions pour l’ensemble de l’année à la fin du premier trimestre.