(Berlin) Le groupe automobile allemand Daimler a fait état jeudi d’un bénéfice opérationnel (EBIT) de 3,07 milliards d’euros au troisième trimestre, grâce à une « reprise plus rapide que prévu » de son activité, après le choc de la pandémie qui l’avait plongé dans le rouge.

Agence France-Presse

« Daimler a connu une reprise plus rapide que prévu du marché, plus particulièrement en septembre », indique le groupe dans un communiqué présentant des résultats préliminaires.

Au deuxième trimestre, le constructeur avait fait état d’une perte de 1,68 milliard d’euros en raison de la crise du coronavirus.

Le groupe s’attend désormais à « ce que la dynamique se poursuive au quatrième trimestre », ce qui aura un « effet positif sur l’année ».

La division Mercredes Benz Cars, marque phare du constructeur, enregistre un bénéfice opérationnel de 2,1 milliards d’euros.

« Les résultats du troisième trimestre reflètent une solide performance […] et prouvent que nous sommes sur la bonne voie », a commenté Harald Wilhem, membre du directoire du groupe, cité dans le communiqué. Les résultats complets seront publiés le 23 octobre.

Le constructeur explique en partie ces bons résultats par une « discipline stricte sur les coûts, des mesures visant à préserver des liquidités et d’autres mesures d’efficacités ».

Daimler s’est engagé dans des réductions de coûts et des baisses de ses investissements pour faire face au recul de la demande.

Les restrictions mises en place au printemps dans de nombreux pays pour limiter la propagation du virus ont en effet entraîné une chute des ventes d’automobiles.

En Allemagne, les immatriculations ont connu des chutes historiques de 38 % en mars, 61 % en avril, 50 % en mai, et 32 % en juin.

Mais depuis septembre, le marché reprend des couleurs, avec une hausse des immatriculations de 8,4 % sur un an dans le pays.

Daimler avait annoncé en fin d’année dernière un programme d’économies annoncé en fin d’année dernière assorti d’au moins 10 000 suppressions d’emplois.

Le constructeur a en plus annoncé début octobre qu’il comptait réduire de 20 % ses coûts d’ici 2025, la presse évoquant de 10 000 à 30 000 réductions de postes supplémentaires.