(New York) La compagnie américaine United Airlines, affectée par la chute du trafic aérien depuis le début de la pandémie, a vu son chiffre d’affaires plonger de 78 % au troisième trimestre, juste avant une vague massive de licenciements.

Agence France-Presse

La société a mis au chômage technique plus de 13 000 employés au début du mois faute d’un accord sur un nouveau soutien au secteur aérien à Washington après l’arrêt de subventions destinées à aider à payer les salariés.  

Démocrates et républicains négocient depuis fin juillet pour trouver un compromis sur le prolongement de cette aide, en vain pour l’instant.

La compagnie, dont le chiffre d’affaires s’est élevé à 2,49 milliards de dollars, souligne avoir réduit le rythme auquel elle brûle des liquidités : United a dépensé 25 millions de dollars par jour de juillet à septembre, soit presque la moitié des 40 millions de dollars quotidiens du deuxième trimestre.

Elle a perdu 1,8 milliard de dollars sur la période.

Dans un communiqué de résultats inhabituel, elle affirme que l’ensemble des mesures prises depuis le début de la propagation de la COVID-19 lui ont permis de « gérer la crise aussi bien, voire mieux, que ses concurrents ».  

Delta a fait part mardi d’une perte de 5,3 milliards de dollars et d’un chiffre d’affaires en baisse de 76 % à 3,06 milliards. American Airlines et SouthWest dévoileront leurs chiffres la semaine prochaine.

« Nous sommes prêts à tourner la page de sept mois consacrés à développer et mettre en œuvre des mesures extraordinaires et souvent douloureuses, comme la mise en congé de 13 000 membres de l’équipe, pour survivre à la pire crise financière de l’histoire de l’aviation », a commenté le directeur général de la société,  Scott Kirby, dans le communiqué.

« Même si l’impact négatif de la COVID-19 persistera à court terme, nous nous concentrons désormais sur le positionnement de la compagnie aérienne vers une forte reprise qui permettra à United de rappeler les employés congédiés et d’émerger comme le leader mondial de l’aviation », a-t-il ajouté.

Le groupe a déjà repris le service sur 146 lignes aux États-Unis et 78 à l’international et a annoncé son intention d’en desservir 28 supplémentaires dans le pays et 9 à l’international.  

Au troisième trimestre, période traditionnelle des grands déplacements d’été, la compagnie a transporté au total 9,74 millions de passagers, soit 77 % de moins qu’en 2019, dans des avions remplis en moyenne à 48 %.