(Washington) Des entreprises américaines et des multinationales de multiples secteurs, automobile, textile ou encore distribution, ont attaqué en justice l’administration Trump au sujet des droits de douane supplémentaires imposés sur les produits importés de Chine, qui renchérissent considérablement leurs coûts de fabrication.

Agence France-Presse

Parmi les groupes qui ont déposé une plainte devant le Tribunal International du Commerce à New York, l’enseigne Home Depot, le fabricant de guitares Gibson, la marque de vêtements Ralph Lauren, le fabricant d’ordinateurs Lenovo, l’entreprise de fruits et légumes Dole, ou encore l’équipementier de golf Callaway.

Ces requêtes, déposées depuis la mi-septembre, ont été consultées dimanche par l’AFP, qui avait déjà fait état, mercredi, des plaintes de grands groupes automobiles mondiaux, comme Tesla, Ford, Mercedes et Volvo.

Le nombre d’entreprises s’élevant contre les tarifs douaniers supplémentaires imposés aux biens importés de Chine a fortement grossi lors des derniers jours, alors qu’on approche de l’élection présidentielle du 3 novembre aux États-Unis. Toutes affirment que ces droits de douane, imposés sur une liste de produits dans le cadre du bras de fer commercial entre Washington et Pékin, sont « illégaux ».

Elles demandent par conséquent leur « annulation » et souhaitent récupérer toute somme déjà perçue par les services douaniers américains depuis l’entrée en vigueur de nouvelles taxes.

L’Organisation mondiale du Commerce (OMC) a, le 15 septembre, jugé illégale une première tranche de droits de douane imposés par les États-Unis sur quelque 250 milliards de dollars de biens chinois.

Les taxes douanières punitives imposées par Washington sur les marchandises venant de Chine sont en fait payées par les importateurs aux États-Unis, ce qui, selon l’objectif de l'administration américaine, doit réduire ces importations chinoises et à terme, l’abyssal déficit commercial des États-Unis avec la Chine.

Ces tarifs punitifs ont marqué le début d’une guerre commerciale entre les deux géants économiques et constitué l’une des marques de fabrique de la présidence Trump, qui a accusé la Chine de pratiques commerciales malhonnêtes, de vol de propriété intellectuelle, et de vouloir utiliser la technologie pour étendre son emprise sur certaines régions du monde ou pour renforcer la répression en Chine notamment contre les musulmans ouïghour.

Washington et Pékin ont ensuite conclu un accord commercial, en grande partie au point mort. Des tarifs douaniers supplémentaires de 25 % restent ainsi appliqués sur l’équivalent de 250 milliards de dollars de marchandises chinoises.