(San Francisco) Alphabet, la maison mère de Google et YouTube, a vu son bénéfice net chuter et son chiffre d’affaires reculer au deuxième trimestre 2020, mais ses résultats sont néanmoins meilleurs que prévu et son patron voit « les premiers signes de stabilisation » de l’activité.

Agence France-Presse

Le bénéfice net du géant de la recherche et de la publicité en ligne a atteint 6,96 milliards de dollars, soit presque trois milliards de moins qu’un an plus tôt.  

Le chiffre d’affaires, lui, a reculé de quelque 2 % à 38,3 milliards de dollars, à cause de la baisse des revenus tirés de la publicité. C’est un milliard de plus que ce qu’attendait Wall Street et à 10,13 dollars, le bénéfice par action dépasse largement les attentes.  

« Comme d’autres entreprises, nous avons vu les premiers signes de stabilisation, les usagers revenant à une activité commerciale en ligne », a souligné Sundar Pichai, le patron d’Alphabet, au cours d’une téléconférence avec des analystes. Cela se vérifie « dans la plupart de nos activités publicitaires et régions dans le monde ».

« Mais bien sûr, le climat économique reste fragile », a-t-il ajouté, alors que la pandémie semble reprendre de plus belle dans de nombreuses régions des États-Unis et ravage l’Amérique du Sud, et que des foyers de COVID-19 forcent à nouveau certains responsables à prendre des mesures ciblées de confinement.

La directrice financière de l’entreprise, Ruth Porat, a expliqué que durant le deuxième trimestre les choses s’étaient petit à petit améliorées, les usagers du moteur de recherche allant de nouveau faire du magasinage en ligne, ce qui a incité les commerces à augmenter leurs dépenses en publicité.

Elle a ainsi révélé qu’à la fin juin, le niveau de revenus tiré du moteur de recherche était comparable à celui de juin 2019 et même en légère progression en juillet. Mais elle aussi préfère être prudente.

« Bien que nous soyons très heureux de voir les revenus tirés de la publicité s’améliorer graduellement durant le trimestre, comme je l’ai dit, nous pensons qu’il est prématuré de dire que nous sommes tirés d’affaire au regard de la fragilité de la situation macroéconomique ».

Le chiffre d’affaires de Google Search a baissé de quelque 10 % à 21,3 milliards de dollars alors que celui de YouTube, la plateforme de vidéos, a progressé légèrement à 3,8 milliards.

Google a embauché à tour de bras et comptait quelque 20 000 personnes de plus dans ses rangs qu’au 2e trimestre 2019. Fin juin, l’entreprise comptait 127 498 employés.

M. Pichai a toutefois indiqué que son entreprise allait abaisser un peu ses ambitions en termes d’investissement — et notamment dans les embauches — au regard de l’incertitude que la COVID-19 fait toujours planer sur l’avenir.