(New York) Le groupe industriel Honeywell a vu ses ventes de masques de protection contre la COVID-19 et ses solutions d’automatisation bondir au deuxième trimestre mais ses autres activités ont été affectées par la pandémie et la baisse des cours du pétrole.

Agence France-Presse

Au total, le chiffre d’affaires de l’entreprise a reculé de 19 % à 7,48 milliards de dollars, détaille un communiqué vendredi.  

Sa filiale Intelligrated, qui propose par exemple des robots pour les entrepôts ou des appareils permettant de donner des instructions à distance, a vu son revenu augmenter de plus de 10 %.  

Les commandes pour la catégorie des équipements de protection, qui inclut les masques N95, se sont envolées à 700 millions de dollars.

L’entreprise dit à cet égard « investir activement pour apporter de nouvelles solutions, comme des nettoyants à rayonnement ultraviolet efficaces pour les avions, des solutions de contrôle de température et de respect du port d’équipements de protection, ou des technologies pouvant aider les propriétaires de bâtiments à respecter les nouvelles règles d’hygiène et de distanciation sociale ».

Les autres activités de l’entreprise ont été « affectées de façon importante par la pandémie de COVID-19 et la volatilité des prix du pétrole », a souligné Honeywell.  

La division dédiée à l’industrie aéronautique a ainsi vu son chiffre d’affaires baisser de 28 % au deuxième trimestre, en raison principalement d’une moindre demande sur le marché de l’aviation avec la chute drastique des vols, une moindre demande pour des nouveaux appareils et les problèmes rencontrés par le Boeing 737 MAX.  

Les ventes de la division consacrée aux bâtiments ainsi que celles de la division des matériaux et technologies de performance ont baissé de 19 %.  

Le bénéfice net de Honeywell a au final fondu de 30 % pour atteindre 1,08 milliard de dollars. Rapporté par action et hors élément exceptionnel, la référence à Wall Street, il s’affiche à 1,53 dollar, ce qui est mieux que les 1,21 dollar attendu par les analystes.  

Invoquant à la fin du premier trimestre les incertitudes causées par la crise sanitaire, le groupe avait alors suspendu ses objectifs financiers pour 2020.  

Il a seulement précisé vendredi qu’il continuait à s’attendre à des difficultés en raison des conditions de marché actuelles, en particulier dans les secteurs de l’aéronautique, du pétrole et du gaz.