Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Un gestionnaire de portefeuille montréalais vient de révéler avoir commencé à accumuler ce mois-ci des actions de Transcontinental juste avant que l’imprimeur montréalais ne dévoile ses plus récents résultats trimestriels.

« La correction du titre en mars et avril a ramené le titre à un niveau attrayant. Nous percevons une valeur significative », souligne Charles Marleau, de Gestion Palos, dans sa lettre financière hebdomadaire.

L’action se négocie à escompte par rapport à ses comparables et l’entreprise continue de générer des flux de trésorerie libres à un niveau impressionnant, ajoute-t-il.

« La plateforme d’emballages est dans une tendance haussière à long terme. Ce segment devrait continuer d’être un vecteur de croissance pour le chiffre d’affaires. »

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Le Groupe Ouellet Bolduc, un des plus importants gestionnaires de portefeuilles affiliés à Valeurs mobilières Desjardins, vient d’informer ses clients qu’il a pris au printemps une première position dans le titre de RioCan, fiducie spécialisée en immobilier commercial. L’évaluation de ce titre est devenue à ce point intéressante qu’il n’est pas écarté que la position soit bonifiée.

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BRP s’est attiré une nouvelle recommandation d’achat cette semaine. Martin Landry, de la firme Stifel GMP, a lancé sa couverture des activités du constructeur de véhicules récréatifs de Valcourt en proposant d’acheter l’action. Il a coiffé son rapport de recherche du titre : « Amplement d’essence dans le réservoir ». Sa conviction s’appuie sur une demande jugée « forte » pour les produits, la position de leader de BRP, un consensus trop pessimiste et une évaluation attrayante.

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Les gestionnaires d’actifs de la firme montréalaise Claret se questionnent devant la montée boursière des Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. « Ils représentent 21 % du S&P 500 en raison de leur taille, ce qui veut dire qu’environ 495 sociétés représentent le reste, soit 79 % ! », souligne Claret dans une note envoyée aux clients ce mois-ci.

« Si le S&P 500 génère un rendement de 7 % par an au cours des 10 prochaines années, et que les “GAFAM” continuent de performer au même rythme que depuis 10 ans, c’est-à-dire 24 % par an, elles représenteraient près de 55 % du S&P 500. Est-ce raisonnable ? »

Claret rappelle qu’il s’agit d’entreprises « formidables » qui ont enregistré une croissance « extrêmement efficace » avec leurs modèles d’affaires. « Mais gardez à l’esprit qu’avant Excel, il y a eu Lotus 1-2-3 et qu’avant Facebook, les gens se voyaient ou utilisaient le téléphone. La concurrence peut venir de n’importe où, et le monde peut changer radicalement. »

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Un premier analyste (Mark Mahaney, chez RBC) vient de placer un cours cible de 1000 $ US sur le titre négocié à New York de l’entreprise d’Ottawa Shopify. La cible moyenne des analystes est de 743 $ US. « Même si l’action a déjà doublé depuis le début de l’année, les investisseurs sous-estiment notamment la taille du marché potentiel et l’expansion possible des marges bénéficiaires, donc la capacité de l’entreprise à générer des bénéfices », souligne l’analyste. Shopify a touché vendredi un sommet historique de 895 $ US à New York. À Toronto, le titre a terminé la semaine à 1204,74 $.

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C’est à compter de lundi que Bombardier, MTY et Hexo seront exclus de l’indice composé S&P/TSX. Le titre de Bombardier sera aussi supprimé de l’indice S&P/TSX 60. Ces changements avaient été annoncés le 12 juin.

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Il n’y a toujours qu’un seul analyste – celui de Credit Suisse – qui recommande d’acheter l’action de Bombardier. Ils sont 17 analystes à suivre Bombardier.

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L’entreprise de Québec Alithya a perdu une recommandation d’achat vendredi. Amr Ezzat, de la firme Echelon, retire son appui en soulignant que le spécialiste québécois de la transformation numérique des organisations n’est pas encore « sorti du bois ». « Une solide exécution est requise pour dégager de la valeur », souligne-t-il après avoir pris connaissance de la plus récente performance trimestrielle d’Alithya. « Les résultats continue de refléter la pression sur les revenus liée à d’importants clients au Canada. » Desjardins et le CN sont les deux plus gros clients d’Alithya.