(Londres) Le constructeur automobile japonais Honda a indiqué mardi qu’il avait été victime d’une cyberattaque qui a perturbé ses activités dans plusieurs pays, bien qu’il s’attende à ce que l’impact global soit contenu.

Danica Kirka
Associated Press

La société a expliqué dans un communiqué qu’une « cyberattaque (avait) eu lieu sur le réseau Honda ». Aucune donnée n’a été dérobée, a-t-elle précisé, tout en précisant qu’elle s’efforçait de « minimiser l’impact et de restaurer toutes les fonctionnalités de production, de vente et de développement des activités ».

« À ce stade, nous constatons un impact commercial minimal », a déclaré la société.

La production au Japon est revenue à la normale, après avoir été interrompue lundi matin, et elle devrait également reprendre mardi en Amérique du Nord.

La production de l’usine Honda de Swindon, au Royaume-Uni, a été suspendue pendant le confinement imposé avec la pandémie de COVID-19, et la cyberattaque ne devrait pas modifier de manière significative ses plans de reprise des activités cette semaine.

Honda Motor fabrique son populaire modèle Civic à l’usine, à 115 kilomètres à l’ouest de Londres, avec une production de 150 000 voitures par an. L’usine fermera définitivement ses portes l’an prochain, ce qui entraînera la perte de 3500 emplois, dans le cadre d’une restructuration visant à ajuster ses activités pour tenir compte de la demande plus forte en Asie et en Amérique du Nord.

Comme d’autres constructeurs automobiles, Honda a éprouvé des difficultés avec la pandémie et les efforts de retour à la production. L’entreprise a fait état de pertes importantes pour le trimestre qui s’est terminé en mars, car les dommages causés à l’industrie ont nui aux ventes et à la production.

La cyberattaque survient également alors que les constructeurs automobiles sont confrontés à des pressions pour investir de grandes quantités d’argent dans de nouvelles technologies telles que les voitures électriques et autonomes pour respecter les normes de pollution de l’air en Europe et en Chine et repousser la concurrence des entreprises technologiques.