(New York) Environ 10 000 salariés de Delta Air Lines, soit 11 % de ses effectifs, ont quitté l’entreprise via un plan de départs volontaires, a annoncé mercredi la compagnie aérienne américaine, durement affectée par la pandémie du nouveau coronavirus.  

Agence France-Presse

Delta avait pris ces derniers jours une série de mesures d’économies, dont des congés sans solde et des plans de départs volontaires.

D’après un document adressé au gendarme de la Bourse, la SEC, 10 000 employés ont accepté le plan de départs volontaires et sont déjà partis.

Mais l’hémorragie n’est pas arrêtée pour autant : « j’enjoins à tout employé […] de voir si un départ volontaire momentané n’est pas ce qu’il y a de mieux pour lui/elle et sa famille actuellement. N’oubliez pas que vous continuerez à avoir accès à vos avantages sociaux, comme la couverture santé et les voyages », écrit le PDG, Ed Bastian, dans ce document.

Le dirigeant ne dit pas s’il a fixé un objectif précis. Delta employait 91 000 personnes au 31 décembre, d’après son rapport annuel.

M. Bastian rappelle que lui et les membres du conseil d’administration ont renoncé à leur rémunération pour les six prochains mois tandis que les salaires des cadres dirigeants vont diminuer de 25 à 50 % jusqu’à juin.

Delta a également décidé de suspendre toute livraison de nouveaux avions, va consolider ses opérations à Atlanta et fermer tous les Delta Sky Clubs aux aéroports.

En attendant, la crise sanitaire continue à faire des dégâts financiers : les revenus de mars ont déjà diminué de près de 2 milliards de dollars comparé à la même période il y a un an.

« Notre projection pour avril est pire », prévient Ed Bastian, qui ajoute que Delta a décidé de réduire ses capacités (vols) de 70 % « jusqu’à ce que la demande se redresse ».

Les compagnies aériennes américaines ont appelé au secours le gouvernement fédéral : elles réclament un plan de sauvetage de 50 milliards de dollars.

La réaction de la Maison-Blanche a été pour le moment positive, même si des voix s’élèvent pour demander à ce qu’il n’y ait pas de chèque en blanc.